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Economie

Le succès d’une start-up n’est pas une garantie pour toutes les autres

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Les initiatives et les évènements surfant sur la possibilité d’un succès instantané via les Start-up commencent à séduire énormément de jeunes dans la Grande ile aujourd’hui. La raison en est peut-être l’ascension fulgurante qu’ont connu quelques individus grâce à leurs petits commerces ou leurs créations. Notamment après le success-story d’un jeune malgache, Tahina Randriarimanana qui a été sacré meilleur jeune entrepreneur de l’Afrique en 2016 en remportant l’Anzisha Price 2016 avec une entreprise de transformation de produits agricoles « Fiombonana » à seulement 23 ans. Beaucoup rêvent donc de suivre le même parcours, d’autant que Tahina Randriarimanana n’est pas le seul à avoir suivi et réussi dans cette voie. Toutefois, il semblerait que le succès de ces quelques personnes sert maintenant l’intérêt d’autres qui n’hésitent pas à monnayer les évènements start-up contre quelques visibilités et quelques rendez-vous de projets. Face à cela, « Incubons » qui est une plateforme dont le but est d’accompagner les porteurs de projets sociétales et qui propose des conseils en développement stratégique d’entreprises, a déclaré que l’accès à l’entrepreneuriat via les start-up n’est pas la meilleure des façons pour Madagascar et les jeunes malgaches. Ceci du fait que les réalités du pays ne permettent pas encore la longévité et la prospérité de ces petites entreprises. Selon toujours « Incubons », le problème réside dans le fait que peu de projets sont originaux et de ce fait peuvent espérer avoir un succès auprès des consommateurs s’ils sont commercialisés. Les initiatives et les innovations manquent encore cruellement et les jeunes malgaches ont plus tendance à travailler ce qui existe déjà ou carrément copier sans inventer quelque chose de nouveau qui puisse servir la communauté. Le second obstacle réside dans l’aspect financier des start-up. Depuis les petites expositions au sein d’universités jusque dans les grands rendez-vous de start-up dans la capitale, les jeunes malgaches s’accordent sur le fait que le financement de leur projet reste le plus gros problème. Bon nombre d’entre eux dépendent donc de financements extérieurs et ne survivent pas au bout de quelques années voire quelques mois du fait de cette dépendance. Selon quelques entrepreneurs que nous avons approché, la clé de la réussite dans le monde de l’entrepreneuriat à Madagascar est avant tout le travail et non l’argent. Il serait donc nécessaire de pousser le travail des jeunes plutôt que de leur faire désirer un succès vite fait et un changement de vie en un claquement de doigt.

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