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Societe

Le scandale du nouvel instituteur

Publié le :

Pphoto d`archive utilisée juste a titre d`illustration)

Alphonse, nouvel instituteur, vient d'être affecté dans une petite localité du pays. Nous sommes en 1983. Il a reçu son rappel. 
Le jeune homme, la vingtaine entamée, savoure les joies d'une vie de fonctionnaire royale. 
Célibataire, il a quand même laissé une copine à Abidjan.
Sur les terres, de sa nouvelle bourgade de Bongouanou, et s'éprend d'une autre. Sa première année d'instituteur, tourne au drame.
 
Il faisait nuit noire. Après avoir corrigé une pile de cahiers de devoirs des élèves de sa classe de CM1, Alphonse eut une petite faim. Dehors, c'était la pleine lune. Il pensait à Asta, sa copine d'Abidjan qu'il avait laissé là-bas. Asta, élève en classe de seconde, venait de lui écrire une lettre qui commençait en ces termes.
 
Cher Alphonse, je t'écris cette lettre pour te dire que je suis enceinte d'un mois et demi...
 
Son cœur n'avait pas battu. Il s'était dit qu'elle devrait aller chercher l'auteur de sa grossesse ailleurs.
Il proféra un longiligne "tchrrr" déchira la lettre et sortit se prendre à manger. Quand il arriva devant l'étal de Doris qui vendait de la salade, il tomba sous son charme et pu la conquérir avec tout le discours qui allait avec.
Doris céda et desormais, de temps en temps, les deux tourtereaux, filaient une relation suivie, et à la fois cachée.
 
Alphonse régnait en maître, jusqu'à ce jour où tout pris une autre tournure. Asta, avançait dans sa grossesse. Alphonse ne lui avait pas répondu. Il faisait le mort.
Doris, était aussi tombée immédiatement enceinte. Il l'avait également ignoré dès cet instant.
Asta, eut vent de ce qu'une autre femme était enceinte de Alphonse. Le téléphone arabe fonctionnait et les espions étaient impressionnants. 
Aussi, elle put mettre les moyens en marche pour se rapprocher d'elle et débarqua une nuit sur Bongouanou.
 
Les deux femmes se rencontrerent et purent établir leur souffrance commune. Alphonse avait fait le choix de profiter des femmes. Elles étaient en phase sur un fait : La goujaterie et le manque de responsabilité 
de cet homme.
 
Alors, elles mirent au point une stratégie. C'était celle de débarquer à son école. Sur son lieu de travail. Le confondre devant ses élèves et ses collègues. Elles jouaient leur va-tout.
 
Depuis qu'il avait mis enceinte Doris, il refusait de la voir. Arguant qu'elle était impure et volage. Qu'il n'était pas le père et qu'elle devait aller se faire voir. Lui interdisant même l'accès de sa cour où de temps en temps, il l'avait possédé. La fille avait été choquée.
 
Ce matin-là, le soleil était caniculaire. Dehors, dans cette cour de recréation de L'EPP Reine Noufan, les enfants batifolaient dans le sable. Lorsque la cloche sonna, ils rappliquerent et ce fut l'entrée en classe.
De loin, les deux femmes enceintes avaient observé la scène.
 
Tout à coup, dans cette classe aux persiennes coloniales, elles firent irruption. Brusquement surpris par l'arrivée de ces femmes inconnues et atypiques, les élèves se levèrent en catastrophe. Alphonse écrivait la leçon au tableau, les deux femmes le prirent par le col. La tension monta d'un cran. À la fois surpris et étonné, il comprit immédiatement que son sort se jouait et envoya dans cet étranglement le chef de classe chercher le directeur.
Les élèves hurlaient, trepignaient, criaient
"hein hein, le maitre a chaud..."
 
-Aujourd'hui là tu vas reconnaitre tes deux grossesses.
Lanca Asta, plus encline à connaitre ses droits. Elle avait entraîné Doris.
 
Sur cette honteuse scène, arriva le directeur avec quelques institutrices qui n'eurent pas besoin d'explications.
C'étaient des femmes. Elles avaient compris la scène qui se passait.
 
Le directeur, avec diplomatie, demanda aux élèves de se calmer. Pendant ce temps, les institutrices reussirent à détacher leur collègue de la prise des guerrières. Il suffoquait, haletait, balbutiait. Le mythe tombait... 
 
Un conseil d'école dut se réunir. Alphonse fut contraint de reconnaitre les deux. grossesses.
La solidarité s'organisa. Les trousseaux furent fait.
Cet incident honteux, l'avait emmené à prendre conscience d'un fait.
Il avait desormais deux enfants nés à intervalle proche. Il devait son salut à sa communauté professionnelle. Désormais, il ne jurait que par les méthodes contraceptives.
Ironie du sort! Quand les enfants manquaient de quelque chose, il abdiquait immédiatement.
 
La leçon était rentrée.
 
 
 
Saïda Lupemba

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