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Politique

Réforme de la CEI : Charles Blé Goudé contredit le président de l’Ua : « Cette commission n’est pas encore indépendante »

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24 heures après les déclarations du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, sur la Commission électorale indépendante( Cei), Charles Blé Goudé lui donne la réplique. Dans une interview diffusée sur la radio britannique Bbc, le mardi 20 août 2019, le fraîchement élu président du parti Cojep( Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples), ne partage pas l’avis du patron de l’Ua, selon laquelle tout va mieux désormais à la Cei après qu’elle a été recomposée par Alassane Ouattara.
« Cette commission ne n’est pas encore indépendante. Elle ne l’a pas été hier et elle ne l’est pas aujourd’hui », estime Blé Goudé, depuis la Belgique où il réside après avoir été acquitté par la Cour pénale internationale( Cpi), en première instance. Pour lui, en l’état actuel, la nouvelle Cei n’est pas crédible parce qu’elle reste sous l’emprise du parti au pouvoir. « Malheureusement, les partis au pouvoir ont toujours cette tendance à vouloir contrôler la machine qui organise les élections », dénonce-t-il subtilement.
Puis l’ex-leader des jeunes patriotes de fustiger la présence des partis politiques dans la nouvelle Cei, comme ce fut le cas hier : « Il faut que les partis politiques aillent battre campagne auprès du peuple et ne cherchent pas forcément à contrôler l’instrument qui va organiser les élections. Chaque parti politique veut contrôler l’instrument qui va organiser les élections ».
Le disant, Blé Goudé se démarque des partis politiques phares de la scène politique ivoirienne, qui ont toujours milité pour être représentés au sein de l’organe qui a à charge l’organisation des élections. « Parce que confier l’organisation des élections à des représentants de partis politiques, qui eux-mêmes sont en compétition, c’est transporter au sein de la commission électorale, les conflits qui opposent ceux qui sont en compétition », prévient-il.
 
Lui, en revanche, plaide pour une Cei confiée à des hommes et femmes issus uniquement de la société civile. Une telle approche ferait l’économie de nouvelles tensions électorales. « Moi, je crois qu’en Côte d’Ivoire, on peut trouver des hommes qui jouissent d’une probité morale, qui puissent se mettre à équidistance des différentes composantes qui sont en compétition », avance le président du Cojep.
Puis d’appeler à tirer les leçons de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire : « Ce dont notre pays a besoin aujourd’hui, c’est de se doter d’institutions crédibles, impartiales, qui puissent garantir un scrutin non contestable pour éviter à notre pays de revivre ce que nous avons connu en 2010 ». Et l’ex-pensionnaire de la prison de Schveningen à la Cpi, de conclure : « Tirons les leçons de ce que nous venons de vivre. Et donnons à notre pays un instrument électoral crédible, qui puisse nous éviter une guerre ». Voilà qui relance la polémique sur la Cei.
Karine Koré
 

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