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Rentrée scolaire : Quand des établissements privés en font un commerce juteux

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« J’ai parcouru toute la zone d’Ananeraie dans l’espoir d’avoir une scolarité abordable pour inscrire  mon fils en classe de CE2. Mais les tarifs des écoles primaires privés donnent le tournis », s’inquiète Diomandé Seibou, rencontré à proximité du groupe scolaire secondaire et supérieur LKM, situé à Yopougon, dans le quartier Ananeraie.
Pour satisfaire notre curiosité, nous mettons le cap sur cet établissement. A l’intérieur, des parents devisent, une parole revient à plusieurs reprises sur les bouts des lèvres « Cette année, c’est trop cher ». La scolarité dans cet établissement  est de 120.000 Fcfa pour les cours préparatoires, 130.000 pour les cours élémentaires et 140.000 pour les cours moyens. Hormis ces montants, les frais d’inscription s’élèvent à 25000 Fcfa pour les anciens élèves et 30.000 pour les nouveaux.
A cela, s’ajoutent les frais annexes, qui varient de 100.000 à 130.000 selon le cycle de l’élève. Au dire d’un enseignant de l’école, ces frais couvrent donnent droit à plusieurs activités : tenue scolaire, tenue de sport, kit scolaire, initiation à l’anglais et à l’informatique, activité extra scolaire.
Dans le même quartier, à l’école Sainte Elisabeth d’Ananeraie, même si les frais annexes sont plus bas que ceux pratiqués à Lkm, la scolarité s’élève globalement à 132000 Fcfa, répartis comme suit : 52000 Fcfa pour la scolarité, 60.000 Fcfa pour l’inscription et les frais annexes et 20.000 Fcfa pour la préinscription. Selon Mme Péala, toute inscription donne droit gratuitement à un kit de sport, un carnet de correspondance, un macaron ajouté au cours d’anglais et l’initiation à l’informatique.
« Vu la situation difficile de certains parents, qui croulent encore dans la précarité, ces deux établissements  sont l’affaire des  en haut de en haut », ironise Kouadio Franck, venu prendre des renseignements pour son fils en classe de CM1. « C’est parce qu’il y a toujours des grèves intempestives dans le public que nous sommes contraints d’envoyer nos enfants au privé. Mais avec ces tarifs de scolarité, où allons-nous ? » S’interroge-t-il.
Au groupe scolaire Rodin, au quartier Maroc, c’est le même constat : la scolarité semble défrayer la chronique. Aujourd’hui, inscrire son enfant dans une école privée, semble être un luxe, car la scolarité augmente chaque année avec son corollaire de frais annexes, dont ces écoles n’arrivent pas à justifier la nécessité.
Léopold de Kouamé
 

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