Danièle Akissi Boni Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd) était ce lundi 28 octobre, l’invitée du journal "Le Nouveau Réveil", dans le cadre de sa tribune d’échanges intitulée « Le fauteuil blanc du Nouveau Réveil ».
Cette rencontre qui avait pour thème: « l’Urd sur la scène politique ivoirienne », a également enregistré la présence de plusieurs cadres de l’opposition. Au nombre desquels, Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda ; Georges Armand Ouégnin, président de Eds ; Ouattara Gnonzié, président du Rpp ; Konan Kouadio Siméon, Président de l’Ipp ; Aka Ahizi du Pit ; Anaki Kobenan du Mfa ; Denis Kah Zion, membre du bureau politique du Pdci-Rda et patron du journal Le Nouveau Réveil, ainsi que l’ancien ministre Kouassi Apetey.
Pendant environ 2h d’horloge, la présidente de l’Urd a partagé avec la presse, sa lecture de l’actualité sociopolitique. L’ancienne ministre de la Communication sous l’ex-Président Henri Konan Bédié a insisté sur la nécessité pour l’opposition ivoirienne de rester soudée. « Le paysage politique ivoirien est en train d’évoluer depuis le rapprochement entre les différents partis de l’opposition. Et surtout celui entre le Pdci et Fpi. L’opposition mobilise de plus en plus de monde. L’Urd s’en réjouit, car nous avons toujours souhaité et recherché l’union et la solidarité au sein de l’opposition. Nous tenons le bon bout. La peur a désormais changé de camp. Mais l’opposition doit éviter le piège de la division. Elle doit parler d’une même voix », a-t-elle insisté.
Pour Danièle Boni Claverie, l’opposition ivoirienne a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle de 2020. « A ce jour, tous les experts sont unanimes qu’aucune formation politique en Côte d’Ivoire, ne peut gagner à elle seule, une élection. C’est pourquoi, je salue le rapprochement entre Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Je me réjouis aussi que Guillaume Soro ait rejoint la plateforme de l’opposition. Au deuxième tour de l’élection, tous les autres partis de l’opposition soutiendront celui qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Il faut espérer que cet automatisme puisse se faire. Nous à l’Urd, nous sommes optimistes », a-t-elle affirmé.
Elle s’est aussi prononcée sur la question de la Commission électorale indépendante (Cei). « Cette Cei ne nous convient pas. Elle n’est pas conforme à la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Le parti au pouvoir compte à lui seul, au moins 12 représentants sur les 15. On veut nous l’imposer. Nous n’en voulons pas et nous ne l’accepterons pas. Nous voulons une Cei neutre, indépendante, une Cei aux normes internationales. Il faut que le dossier Cei et le processus électoral soient mis à plat et que les discussions reprennent entre le pouvoir et l’opposition, afin d’obtenir une Cei conforme à l’esprit de la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Il faut une liste électorale propre. Nous réclamons aussi la gratuité de la Carte nationale d’identité. Nous restons ouverts aux discussions pour aboutir à un consensus », a-t-elle poursuivi.
A propos de la réconciliation nationale, Danièle Boni Claverie estime qu’elle ne saurait se faire sans l’ancien Président Laurent Gbagbo. « Il faut que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé puissent rentrer en Côte d’Ivoire. Gbagbo est incontournable dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Il faut aussi que tous les prisonniers civils et militaires issus de la crise post-électorale de 2011 soient libérés. Tout cela peut se faire en un temps record, si le gouvernement en a la volonté », a-t-elle déclaré.
CASIMIR DJEZOU
Pendant environ 2h d’horloge, la présidente de l’Urd a partagé avec la presse, sa lecture de l’actualité sociopolitique. L’ancienne ministre de la Communication sous l’ex-Président Henri Konan Bédié a insisté sur la nécessité pour l’opposition ivoirienne de rester soudée. « Le paysage politique ivoirien est en train d’évoluer depuis le rapprochement entre les différents partis de l’opposition. Et surtout celui entre le Pdci et Fpi. L’opposition mobilise de plus en plus de monde. L’Urd s’en réjouit, car nous avons toujours souhaité et recherché l’union et la solidarité au sein de l’opposition. Nous tenons le bon bout. La peur a désormais changé de camp. Mais l’opposition doit éviter le piège de la division. Elle doit parler d’une même voix », a-t-elle insisté.
Pour Danièle Boni Claverie, l’opposition ivoirienne a toutes les chances de remporter l’élection présidentielle de 2020. « A ce jour, tous les experts sont unanimes qu’aucune formation politique en Côte d’Ivoire, ne peut gagner à elle seule, une élection. C’est pourquoi, je salue le rapprochement entre Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Je me réjouis aussi que Guillaume Soro ait rejoint la plateforme de l’opposition. Au deuxième tour de l’élection, tous les autres partis de l’opposition soutiendront celui qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Il faut espérer que cet automatisme puisse se faire. Nous à l’Urd, nous sommes optimistes », a-t-elle affirmé.
Elle s’est aussi prononcée sur la question de la Commission électorale indépendante (Cei). « Cette Cei ne nous convient pas. Elle n’est pas conforme à la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Le parti au pouvoir compte à lui seul, au moins 12 représentants sur les 15. On veut nous l’imposer. Nous n’en voulons pas et nous ne l’accepterons pas. Nous voulons une Cei neutre, indépendante, une Cei aux normes internationales. Il faut que le dossier Cei et le processus électoral soient mis à plat et que les discussions reprennent entre le pouvoir et l’opposition, afin d’obtenir une Cei conforme à l’esprit de la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Il faut une liste électorale propre. Nous réclamons aussi la gratuité de la Carte nationale d’identité. Nous restons ouverts aux discussions pour aboutir à un consensus », a-t-elle poursuivi.
A propos de la réconciliation nationale, Danièle Boni Claverie estime qu’elle ne saurait se faire sans l’ancien Président Laurent Gbagbo. « Il faut que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé puissent rentrer en Côte d’Ivoire. Gbagbo est incontournable dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Il faut aussi que tous les prisonniers civils et militaires issus de la crise post-électorale de 2011 soient libérés. Tout cela peut se faire en un temps record, si le gouvernement en a la volonté », a-t-elle déclaré.
CASIMIR DJEZOU





