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Presse/Zio Moussa (président de l’Olped) : « La correction est l’épine dorsale de la qualité d’un journal »

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Le Groupement des éditeurs de Côte d’Ivoire (Gepci) a ouvert son école de formation cette année avec les correcteurs des journaux ivoiriens.
Faire passer du statut de « simples chasseur de coquilles à celui de correcteurs de presse professionnels ». C’est l’objectif que s’est assigné Zio Moussa lors du séminaire de renforcement des capacités des correcteurs de presse de Côte d’Ivoire tenu les 29 et 30 octobre à la Maison de presse d’Abidjan.

Ce séminaire qui avait pour thème « Mieux maîtriser les règles de base du métier de correcteur de presse » a vu la participation d’une trentaine de journalistes et/ou correcteurs. La formation dispensée par Zio Moussa a été fort enrichissante. Les participants ont découvert ou redécouvert des aspects insoupçonnés de leur métier.

Pour le formateur, « la correction est l’épine dorsale de la qualité d’un journal ». Aussi exige-t-elle de grandes qualités intellectuelles. « Le correcteur doit en savoir un peu plus que ceux dont il corrige les copies », commente-t-il.

Au-delà de la correction des fautes grammaticales, orthographiques… tout correcteur doit connaître la typologie des fautes, leurs origines, l’identité stylistique du journal ou la créer au besoin. Il doit aussi maîtriser la ponctuation qui donne du sens à la phrase. Sans oublier les sept caractéristiques de l’écriture journalistiques, la structuration d’un article de presse, etc. « Le correcteur professionnel de presse doit pouvoir soutenir son intervention dans le papier d’un journaliste avec des arguments techniques fondés sur des documents scientifiques. Sinon, il n’est qu’un simple chasseur de coquilles », a souligné le formateur.

Pour donner ces « connaissances solides et conventionnelles » à ses auditeurs, des exercices pratiques sur la stylistique, la syntaxe, le vocabulaire, les tournures linguistiques, la ponctuation… ont permis aux correcteurs d’aiguiser leur savoir.

Le Groupement des éditeurs de Côte d’Ivoire (Gepci) s’est, par la voix de son secrétaire exécutif, André Ouohi, félicité de la mobilisation des correcteurs, eu égard à leur contrainte professionnelle. Il a vivement remercié Zio Moussa pour ce séminaire de mise à niveau de ce maillon essentiel que sont les correcteurs dans la qualité rédactionnelle des journaux ivoiriens.

Assa Diarra, journaliste-correctrice à « Le Nouveau Navire », a remercié le formateur au nom de l’Union nationale des correcteurs de Côte d’Ivoire. Elle a souhaité que la formation soit rééditée pour une presse ivoirienne de plus en plus irréprochable du point de vue du maniement de la langue française.

N.B

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