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Politique

Gabon : L’ex porte-parole de la présidence Ike Ngouoni placé en détention

Publié le :

Le sommet de l’Etat n’est pas épargné par la vaste opération anticorruption. La mise en détention provisoire de l’ancien porte-parole de la présidence Ike Ngouoni, suspecté notamment de complicité de détournement de fonds publics défraie la chronique dans le pays. 
Carole Moussavou, l’avocate de l’ex-porte-parole de la présidence Ike Ngouoni gardé à vue depuis le jeudi 21 novembre 2019, a indiqué ce dimanche 1er Décembre 2019 à l’AFP que son client a été déféré le vendredi 29 Novembre dernier et placé sous mandat de dépôt.
« Il est actuellement à la prison centrale de Libreville. Selon le juge d’instruction, mon client aurait bénéficié de rétrocommissions », a-t-elle ajouté.
En prison, Ike Ngouoni rejoint plusieurs autres cadres de l’administration publique gabonaise mis en détention provisoire depuis le jeudi 28 novembre 2019. La majorité d’entre eux sont des proches de l’ancien homme fort de la présidence gabonaise, Brice Laccruche Alihanga. Ils ont été interpellés après le limogeage de Brice Laccruche à la direction du cabinet du président Ali Bongo Ondimba le 7 novembre.
Brice Laccruche Alihanga  avait occupé ce poste pendant deux ans et était devenu tout puissant après l’accident vasculaire cérébral (AVC) du président Ali Bongo survenu en octobre 2018.
Ike Ngouoni qui faisait également partie des hommes de main de Brice Laccruche, est suspecté de « complicité de détournements de fonds publics, de détournement de fonds publics et de blanchiment de capitaux », a précisé à l’AFP son avocate.
Alors que les avocats des personnes interpellées dénoncent une « vendetta politique », la presse d’opposition parle, elle, d’ « une chasse aux sorcières ». La présidence gabonaise ne voit toutefois pas les choses ainsi et par la voix de Jessye Ella Ekogha, la remplacante Ike Ngouoni, a appelé à « dépolitiser » l’enquête. Selon elle, « quelle que soit votre place, s’il y a des soupçons, il n’y a pas d’impunité. Maintenant c’est à la justice de faire son travail, de trancher », a-t- elle déclaré.
Dernièrement, le président Ali Bongo a assisté  à un conseil extraordinaire de la magistrature, une première en dix ans au pouvoir, écartant dans la foulée, le procureur de la République, Olivier N’Zahou.
Les services de renseignements et de l’appareil sécuritaire connaissent également des remous. Ainsi, plusieurs responsables de ces départements soupçonnés de proximité avec Brice Laccruche ont été démis de leurs fonctions.
 Arnaud KOUAKOU
Burkina24 
Source : Jeune Afrique
 

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