publicité

Politique

Victoire du candidat de l'opposition: Le PAIGC récolte ce qu’il a semé

Publié le :

Ça y est ! Les résultats de la présidentielle bissau-guinéenne sont connus. C’est Umaru Sisso Emballo qui l’emporte devant son rival Romingo Peireira. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le peuple bissau-guinéen, en élisant le candidat du MADEM-15, a opté pour la rupture puisqu’il met ainsi fin au long règne du PAIGC dont l’histoire pendant des décennies, se confondait à celle du pays. Pouvait-il en être autrement quand on sait que le PAIGC, durant les deux années écoulées, a étalé toutes ses divergences et ses lacunes au grand jour au point d’affecter le fonctionnement des institutions dans un pays où tout est prétexte à coup d’Etat. Le PAIGC, il faut le dire, est en train de payer cash les frasques du président sortant José Mario Vaz qui avait réussi la prouesse de se mettre à dos l’opinion nationale et internationale. Et c’est peu dire puisque ce  dernier, entré en dissidence avec son parti d’origine, s’était présenté en candidat indépendant. Arrivé en quatrième position à l’issue du premier tour du 24 novembre 2019, il avait appelé, tout comme le candidat arrivé en troisième position, à voter pour Umaru Emballo ; histoire de sanctionner le PAIGC. Et c’est désormais chose faite puisque le candidat du parti historique qui avait obtenu plus de 40% des suffrages exprimés au premier tour, a fini par mordre la poussière. Cela dit, le nouveau président Emballo du pain sur la planche. Il sait mieux quiconque que la tâche  qui l’attend, est très immense d’autant qu’il n’aura d’autre choix que de composer avec le parti de son rival qui domine actuellement l’Assemblée nationale. Du reste, c’est  du PAIGC que devra être issu le Premier ministre, selon la Constitution. C’est dire donc que la Guinée-Bissau n’est pas à l’abri d’une nouvelle crise institutionnelle avec toutes les conséquences qui vont avec. Le risque est vraiment grand à moins qu’au nom de l’intérêt supérieur de la nation, les uns et les autres ne fassent montre de supplément d’âme en laissant de côté les considérations politiques. On attend de voir. Les jours à venir nous le diront davantage. C’est le lieu donc d’en appeler à la responsabilité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest  qui, si elle ne veut pas voir ses efforts remis en cause, doit mettre les bouchées doubles en faisant en sorte que la Guinée Bissau ne replonge pas dans une nouvelle crise politique. Cela dit, il faut tout même saluer le fair-play dont ont fait preuve tous les acteurs politiques durant tout le long du processus électoral qui n’a enregistré aucun incident majeur. Le fait est si rare qu’il mérite d’être souligné dans un continent ou élections riment avec violence. C’est tout à l’honneur de la classe politique bissau-guinéenne qui a surpris agréablement  le monde entier. Mais il faut le reconnaitre, tout le mérite revient d’abord à la CEDEAO dont le ferme engagement a permis au processus électoral d’aller jusqu’au bout.
Boundi OUOBA

GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 février 2026

Crise sécuritaire en RDC : l’opposition sollicite la MONUSCO pour inciter Félix Tshisekedi à décrisper le climat politique

10 février 2026

Football : N’Golo Kanté brille pour ses débuts avec Fenerbahçe

10 février 2026

Musique et Lifestyle : Fally Ipupa, nouvel ambassadeur panafricain de Beaufort Lager

10 février 2026

Diplomatie : Oligui Nguema aux Émirats arabes unis pour consolider un partenariat économique majeur

10 février 2026

Les menaces et “intimidations” américaines ne sont pas “finies”, avertit Macron: “N’y croyez pas une seconde



Fanico

Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970
Yolande Yacé 27 novembre 2025
Concours Miss Univers : Olivia a reçu la couronne du monde entier


publicité
publicité