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Politique

Point de vue : Vous avez dit libertés !

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Disons-le sans détour : l’exercice des libertés ou encore du droit de disposer ou de jouir des libertés de toute nature en Côte d’Ivoire, est bien une réalité vérifiable au quotidien.
La compréhension de la notion s’est assurément étendue à tous les esprits et couches sociales.  Fortement vulgarisée par le tournant démocratique amorcé en avril 1990, nombre de personnes se sont alors engagées à user pleinement des différentes libertés d’action, d’être, de penser et d’opinion qui sont désormais offertes.
Toutefois, une observation régulière de l’évolution sociétale du pays, révèle que la notion semble si encrée dans les esprits et les habitudes qu’elle a fini par affecter la conscience morale de nombre d’individus. 
Lesquels agissent dorénavant, sans se soucier des limites à ne pas franchir, dans l’expression quotidienne de leurs libertés d’entreprise ou d’action tout simplement. Comme dirait l’autre ils se croient tout permis.
Les illustrations régulières de ce fait sont monnaies courantes, au point de ne plus choquer les coeurs , qui ont plutôt fini par adopter l’attitude du laisser-faire, face aux pratiques qui les incarnent. Sinon, comment comprendre que plus personne ne s’émeut ou ne se plaint plus de l’occupation anarchique que l’on fait des rues, au sein des quartiers en y dressant des bâches sur des distances bien souvent non négligeables. Au simple motif qu’il s’agit d’organiser qui, une cérémonie de mariage, de baptême, qui une cérémonie funéraire, religieuse et autres …... devant sa cour.
Sans même requérir comme cela est pourtant exigé, l’autorisation de la puissance communale. Et sous ces bâches fusent nuitamment des décibels à haut débit, n’en déplaise aux voisins qui devront obligatoirement y sacrifier temps de sommeil ou de simple repos.
Au nom de la liberté d’entreprendre, la propension est de plus en plus forte d’ouvrir une échoppe, d’installer une ferronnerie, une menuiserie, un atelier de couture ou toute autre bicoque dans la rue pour l’exercice d’une quelconque activité génératrice de revenus. Des baraquements encombrants qui, à ce jour obstruent les rues et avenues des quartiers des communes que sont Treichville, Marcory, Koumassi et j’en passe. A cela il faut ajouter toutes ces autres activités productrices de nuisances sonores. Avec en prime les maquis, bars dancing etc.
 
Ainsi que cette mauvaise pratique qui prévaut dans le secteur du bâtiment et qui consiste à construire son duplex, de sorte à avoir une vue plongeante sur la cour du voisin, logé dans une maison plutôt basse. Violation d’intimité, cette autre forme de voyeurisme ne manque pas régulièrement de susciter des conflits entre voisins.  Aux plaintes que les victimes de ces différentes irrégularités et mauvaises pratiques ont souventes fois formulées, elles se sont toujours entendues rétorquer : « on n’est plus libre de faire ce qu’on veut, où on veut, comme on veut dans ce pays ? ». Quelle notion de la liberté ! Quelle mentalité les auteurs de tels propos entretiennent-ils désormais de la liberté d’entreprendre !
 
En réalité, tout cela n’est ni plus ni moins que, la résultante du laxisme entretenu par les responsables communaux, des décennies durant.
Une attitude dont certains d’entre eux ont enfin décidé de se départir, comme c’est le cas avec les maires de Koumassi, de Treichville et d’Adjamé en détruisant les installations anarchiques sur les trottoirs, les grands espaces publics, ainsi qu’à l’entrée des marchés. Ce qui aura du reste remarquablement permis une certaine fluidité jusqu’ici maintenue, de la circulation pédestre et motorisée aux abords du très fréquenté boulevard NanguiAbrogoua, jadis fortement engorgée.
 
Toutefois, il est à relever que la mairie de Koumassi a su innover en la matière, en s’employant à réussir une revalorisation déterminante et exemplaire de certains grands espaces publics et non des moindres, concernés par cette opération de déguerpissement.  Un fait qui confère désormais une autre dimension à ces endroits. Pour les avoir rendu plus attrayants, plus avenants tel que l’affiche dorénavant l’entrée de la commune de Koumassi, communément appelé le grand carrefour de carrefour.
 
 
 
 
Pour autant, il reste beaucoup à faire à ces maires méritants encouragements et soutiens. Il leur reste notamment à appliquer et surtout faire respecter la réglementation relative à l’occupation sans autorisation des rues et avenues avec des tentes de tout genre pour les cérémonies de toutes sortes. 
 
Nous osons croire qu’ils en tiendront compte. Et surtout qu’ils y parviendront. D’autant plus qu’il n’existe plus et pas en eux, cette fameuse phobie de voir l’électorat s’abstenir de renouveler leur mandat, en guise de représailles contre ces opérations de déguerpissement, au demeurant salutaire. Il faut tout simplement souhaiter que ce courage ait un effet de mode, pour ainsi emballer leurs homologues des autres communes du pays, concernées par le phénomène. Lesquels semblent toujours timorés par l’idée d’un éventuel rejet de leur bulletin, quand sonnera l’heure du retour aux urnes, pour solliciter un nouveau mandat.
Moussa Ben Touré
 

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