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Politique

Point de vue : un acte majeur de responsabilité politique

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Un fait est indéniable : quoiqu’il advienne, la Côte d’Ivoire vaincra le Covid19. L’engagement et la détermination qui caractérisent les actions menées chaque jour par les pouvoirs publics contre la pandémie, permettent de le dire avec optimisme.  Celles –ci sont évolutives et non statiques, s’adaptant régulièrement aux exigences quotidiennes qu’affiche la situation qui prévaut. Pour autant, il est indispensable que les populations prennent véritablement à bras le corps, le respect intégral des mesures barrières imposées. Et fort heureusement, nombre d’Ivoiriens s’y emploient chaque jour qui passe. Certainement aiguillonnés à le faire, par la croissance quotidienne du nombre de personnes  infectées par la maladie, ainsi que celui, en augmentation continue de personnes fauchées ici et là au quotidien, ailleurs dans le monde.
 
Si tant est que le coronavirus absorbe à ce jour, tous les efforts et toutes les énergies habituellement déployés par les pouvoirs publics, pour faire s’en aller le pays de l’avant,  il va sans dire que, la saine gestion régulière de celui-ci à travers ses différents secteurs d’activités ne saurait être non plus négligée. Autrement dit, le Covid 19 ne doit pas pouvoir tout gangréner, au point de parvenir à saper les fondamentaux de l’économie nationale. Affecter ainsi, quasi irréversiblement tous les efforts de reconstruction et de réorganisation économique  qui ont été déployés tout au long de ces dix dernières années. Et justement, si rien n’est fait, c’est bien vers une telle banqueroute qu’iront tout droit, certains acteurs de l’économie nationale. Lesquels contribuent pourtant fortement à la croissance, dont la prévision annuelle a été déjà touchée par les pertes  enregistrées, du fait de la pandémie. Voilà qui met du coup en exergue, toute l’importance de ce plan de riposte économique, social et humanitaire au Covid 19, concocté par le Premier ministre. De plus, il  vient à point nommé.  D’autant plus que c’est bien maintenant qu’il faut commencer à agir, pour soutenir les secteurs d’activités les plus éprouvés, afin qu’ils puissent  d’abord s’adapter au naufrage  et ensuite se préparer convenablement à la relance. 170 milliards de Fcfa devront y être consacrés, équivalent à 5% du Pib ivoirien.
 
C’est assurément là, un acte de responsabilité politique majeure. Auquel il ne suffisait pas seulement de penser à temps, comme l’ont si bien fait les gouvernants. Mais, dont il faut bien se donner à présent  de façon réaliste, les moyens de la faisabilité. Oui réaliste disons nous, d’autant plus que  certains pourraient l’assimiler à une simple projection politique de nature à donner le change au peuple. L’engagement pris à le réussir, avec le concours et les appréciations des secteurs bénéficiaires, met encore une fois en relief, toutes les performances que l’économie ivoirienne s’est forgées, au cours de ces deux dernières décennies. C’est qu’il n’était pas du tout évident qu’il en soit ainsi, avec une autre gouvernance politique, du nombre de celles que nous avons déjà vu à l’œuvre dans ce pays, si celles-ci se trouvaient  confrontées à une telle crise. Une crise sanitaire jamais vécue par l’humanité. Et à laquelle, les plans, stratégies et autres scénarios de riposte précédemment mis en place dans les pays développés notamment, n’ont pu résister.
 
Tant, la bourrasque qu’elle constitue se montre redoutable et monstrueuse, balayant tout sur son passage. Et surtout déstructurant les économies. Depuis les plus solides et performantes, jusqu’au plus fragiles et beaucoup  moins compétitives. D’où, les inquiétudes que des économistes et experts du développement  se font déjà  de ses conséquences sur les économies africaines. L’Union européenne parle même de la nécessité absolue d’une financière massive à apporter d’ores et déjà à l’Afrique.  Par ce que la plupart desdites économies, demeurent encore en construction, malgré des bonds en avant, enregistrés pendant quelques années  successives sur l’ensemble du continent. Des croissances qui ont du reste fait l’admiration des grands financiers internationaux. Malheureusement, ces avancées économiques s’effritent sous l’effet de la pandémie.  
 
 Une réalité qu’il serait tout simplement malhonnête, injuste d’in considérer. Précisément, de la part de tous ces zélateurs de  la critique facile, la polémique stérile toujours  entretenues au nom de l’adversité politique. Aberration totale en soi. Quand on sait qu’il ne s’agit point d’un enjeu de gouvernance politique à convoiter. Mais bien d’une crise sanitaire mondiale. Qui frappe aussi bien les tenants du pouvoir que ceux de l’opposition partout dans le monde. Triste vérité, qui s’imposera quotidiennement à l’humanité et singulièrement aux Ivoiriens, avec une ampleur et pour une durée, que seules des hypothèses émises ici et là, tentent d’évaluer.
Moussa Ben Touré 

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