Nombre de laboratoires de recherches médicales de par le monde, sont en ce moment à pied d’œuvre. Et cela, dans la noble optique de trouver un vaccin susceptible de mettre fin aux ravages actuels du Coronavirus sur la planète terre. De l’Europe à l’Asie, comme en Amérique, virologues, infectiologues et autres compétences scientifiques manipulent sans cesse données scientifiques, molécules chimiques et autres protocoles de recherches à même de les conduire à un résultat très attendu par l’ensemble de l’humanité. A savoir, celui de mettre au point un vaccin dont l’inoculation sauvera le monde entier de la pandémie du Covid 19.
En Afrique, l’on dira très certainement que, la centaine d’opérations de recherches en cour actuellement à travers le monde, est le fait de pays jouissant de grands moyens scientifiques, le leur permettant. C’est dire que cela n’a rien de surprenant et relève même de l’évidence absolue. Soit. Pour autant, rien ne démontre non plus que cette réalité avantageuse, garantit effectivement l’heureux aboutissement scientifique dans l’immédiat de ces recherches, auquel aspire toute la planète.
Il est bien permis de croire que l’Afrique aussi peut bel et bien jouer sa partition à ce niveau déterminant de la lutte planétaire contre le coronavirus 2019. En prenant appui sur ses possibilités financières, bien qu’insuffisantes comparées à celles des nations riches, ainsi que ses compétences scientifiques. En fait, si l’énormité des exigences financières de la recherche scientifique, à caractère médial surtout, a constamment effrayé les gouvernants du continent, les poussant ainsi à percevoir cet important et indispensable domaine du développement comme un gouffre à sous, cela ne devrait pas cependant faire ombrage à la véracité des compétences des chercheurs d’Afrique. Des virologues et infectiologues et leurs laboratoires jouissent bien de compliments et d’appréciations de la part de leurs collègues des pays développés. C’est bien le cas de l’Institut Pasteur du Sénégal dont certains chercheurs sont même cités en exemple, ailleurs dans le monde.
Ici et là, à travers le continent sont fabriqués localement des appareils respiratoires, pour remédier à l’insuffisance de cet équipement médical, par rapport au nombre de patients du Covid 19. Tout comme sont mis au point dans des structures universitaires des désinfectants, revendiquant des qualités scientifiques et degrés d’efficacité de haut niveau, contre le coronavirus. Mieux, en un laps de temps, des produits ayant la vocation de traiter la maladie à travers ses symptômes et d’autres d’annihiler le virus, ont également été conçus.
Ce sont là, autant de réactions scientifiques africaines qui n’avaient, à notre connaissance en tout cas, jamais été enregistrées auparavant, dans l’histoire des pandémies. Elles symbolisent la preuve évidente d’une prise de conscience : celle à l’évidence que, les chercheurs africains, de quelque obédience scientifique, doctrine ou école qu’ils soient, entendent jouer ici leur partition. Désormais décomplexés qu’ils sont, face à leurs homologues de l’occident. Voilà une attitude à encourager, plutôt que de la sous-estimer outre mesure, animé en cela par le sempiternel complexe d’infériorité que d’aucuns continuent d’entretenir face à l’occident .Un mal pernicieux dont les chercheurs africains semblent s’être à jamais guéris. Ils méritent attention et soutien.
Et avec eux, les naturothérapeutes auxquels fort heureusement, la nouvelle génération des scientifiques universitaires ivoiriens vouent désormais plus de considérations et d’intérêts non négligeables. Ce qui n’était point le cas avec leurs devanciers des années1970 et 1980. C’est qu’ils admettent dorénavant, que la biosphère africaine, comme le démontrent depuis toujours ces praticiens de la médecine des plantes, regorgent d’innombrables espèces végétales, d’où peuvent bien être tirées des molécules nécessaires à la guérison de plusieurs pathologies.
Moussa Ben Touré





