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Point de vue : qui vous dit que ça va marcher ?

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De réels efforts sont quotidiennement déployés par les pouvoirs publics ivoiriens, en vue de soutenir les populations face aux difficultés économiques et sociales inhérentes à la pandémie du coronavirus. C’est bien dans cette optique que s’inscrit cette autre initiative décidée en Conseil des ministres, de bloquer pendant trois mois, les prix de certaines denrées de consommation courante. Précisément le riz, l’huile, la viande...... Autrement dit, les prix de ces produits ne devraient pas connaître de hausse pendant 90 jours, sous peine de voir leurs vendeurs se faire sanctionner.
 
C’est là, une initiative d’autant plus louable du gouvernement ivoirien que déjà, frappés par les conséquences du Covid 19, les activités économiques et sociales de nombre de travailleurs évoluant dans le privé comme dans l’informel, sont pratiquement à l’arrêt. Réduisant du coup leurs pouvoirs d’achat, à telle enseigne que des familles ne peuvent plus s’offrir les trois repas quotidiens. Et s’acquitter des charges fixes habituelles.
 
Aussi,  est-il aisé d’imaginer tout l’intérêt que les catégories sociales les plus faibles, encore dites vulnérables résidant à Abidjan notamment, ont accordé à cette décision de plafonner les prix de ces produits alimentaires précités. Cependant, dans la même veine, ceux-ci sont aussitôt saisis par une crainte, au demeurant justifiée, par des expériences du passé. La crainte en question se traduit mieux par la présente interrogation. Qui aura la charge de faire respecter ces prix plafonds pendant les trois mois qu’ils devront durer ?
 
La vérité est que, jamais le consommateur ivoirien n’a été véritablement satisfait du contrôle des prix homologués en Côte d’Ivoire. On aurait dit qu’il n’existe pas. C’est que depuis toujours, l’on a entendu parler d’agents commis à cette tâche, sans pour autant les voir réellement à l’oeuvre , en train de sévir contre les commerçants véreux. Il s’agit des fameux contrôleurs des prix. 
 Alors, qu’est ce qui prouve que la donne va changer cette fois, s’interroge- t-on ici et là, depuis cette annonce du Conseil des ministres ?
 
Dans la même veine, il convient de mentionner que, nombre de locataires ont déjà beaucoup de mal à pouvoir s’arranger avec leurs propriétaires, relativement à la souplesse recommandée par les pouvoirs publics, dans le paiement des loyers. C’est que des propriétaires d’habitations, bien qu’au fait des dégâts économiques causés par la crise sanitaire, avec pour corollaire, la mise au chômage technique de plus de 19000 travailleurs ivoiriens à ce jour, ne sont pas ouverts à l’arrangement en question.   Il n’existe pas non plus de dispositions particulières tendant à les contraindre de garder les occupants de leurs habitations jusqu’à un retour de l’économie nationale à la normale. La bonne compréhension et l’esprit de sacrifice manifestes, que l’Etat attend de ces propriétaires, reste donc fortement aléatoire.
 Et cela n’est guère surprenant dans ce domaine de l’habitat.
 
  Quand on sait tout le mal que se donne le ministère de la construction et de l’urbanisme, en vue de faire respecter la décision limitant désormais, à un mois de caution et deux de mois de loyer, les droits à  payer pour avoir accès à un logement. En dépit des sanctions en vigueur contre tout contrevenant à cette disposition, tout aussi décidée en Conseil des ministres, ils restent légion les propriétaires qui continuent de réclamer, plusieurs mois de loyer et de caution aux demandeurs de logements. Sans que ceux –ci ne puissent les persuader de se conformer aux conditions arrêtées.  Ici aussi, la même question mérite bien d’être posée : qui contrôle qui ou quoi en réalité ? Surtout que l’habitat est devenu une véritable industrie à Abidjan.
 
 
On le voit bien, il reste beaucoup à faire, pour amener au respect des décisions qui sont prises au sommet de l’Etat, dans la noble optique de faciliter la vie, aux économiquement faibles, aux défavorisés sociaux. Surtout, par ces temps de coronavirus où la solidarité prend tout son sens au quotidien, à travers la capitale économique, qui reste l’épicentre de la pandémie en Côte d’Ivoire. 
 Moussa Ben Touré
 

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