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Mes vérités du 9 mai 2020 : Gestion du Covid-19 et identification

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Nous avons retenu pour notre rendez-vous hebdomadaire deux sujets. Des sujets que certains ont vite fait de lier. Ils alimentent et continueront d’alimenter de nombreuses discussions pour quelque temps encore. Il s’agit de la gestion du Covid-19 et du processus d’identification en cours dans notre pays.
Le premier cas de Covid-19 a été détecté en Côte d’Ivoire le 11 mars. Ils étaient nombreux, ces experts du dimanche, à avoir prédit et prévu l’hécatombe dans notre pays. Notamment après l’épisode de la mise en observation ratée de personnes rentrées de France à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Sur ce sujet, nous persistons à dire que la pire bêtise a été l’attitude de ceux qu’on y avait amenés. Sous prétexte que certains avaient été surclassés et qu’on leur a permis de rentrer chez eux et qu’il n’y avait ni eau ni nourriture à l’Injs, ils ont créé un tel tohu-bohu que le gouvernement a été obligé de mettre fin à cette mise en observation. La seule faute du gouvernement, c’est d’avoir accéder au chantage de ces personnes. Combien étaient-ils, ceux à qui on a permis de rentrer chez eux depuis l’aéroport ? Pas beaucoup. De surcroît, ils sont facilement traçables. Concernant l’eau et la nourriture, il y en avait surplace, nous avons eu l’occasion de le constater en nous rendant sur les lieux.
Beaucoup des cas que nous avons connus proviennent de ce contingent d’irresponsables qui ont joué nos vies à la roulette russe. Fort heureusement, le gouvernement a redoublé d’ardeur pour limiter les dégâts. Oui, les dégâts ont été limités parce que cela aurait pu être pire. Nous saluons le gouvernement pour tous les efforts déployés et nous disons avec le Président Ouattara qui s’est exprimé jeudi que notre stratégie fonctionne. Dans la gestion du Covid-19, la Côte d’Ivoire a fait mieux que se défendre. La vision apocalyptique ne s’est pas abattue sur nous. Aujourd’hui, certains qui veulent nous voir ployer sous le joug du coronavirus font des projections sur le long terme. Ils affirment que cette maladie sera notre quotidien. Nous n’en croyons pas un mot. Leurs premières prévisions étaient fausses.
A tous les niveaux, nos dirigeants ont su apporter les réponses qu’il fallait. Nous avons vu les acquisitions d’ambulances pour rendre opérationnelles les équipes d’intervention du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Il y a aussi les masques dont la distribution a démarré il y a quelques jours. Nous pouvons également citer les différents fonds mis en place pour soulager les Ivoiriens. Il y a également l’augmentation du nombre de tests. C’est l’une des clés pour la victoire finale. Plus il y aura de tests, plus vite l’on pourra diagnostiquer les cas et les traiter et savoir aussi le taux de pénétration du virus dans le pays. A l’heure où nous couchons ces lignes, il y a 809 cas actifs en Côte d’Ivoire. Sur un échantillon de 12 312, nous avons 1 571 cas, 742 guéris et 20 décès. Notre pays a le taux le plus élevé de guérison dans la sous-région. C’est vrai, il y aura certainement d’autres cas. Mais il serait bon de se focaliser sur le nombre de personnes qui ne font pas la maladie. Si l’on part de l’échantillon susmentionné, il y a 10 741 personnes qui ont vu leur test être négatif. Le taux de malades tourne donc autour de 10%.  Combien y-a-t-il de cas de palu par jour dans notre pays, sur notre continent ? Il faut également se concentrer sur le nombre de patients rétablis qui augmente sans cesse. Certains diront que nous tombons dans l’autosatisfaction. Non, nous ne pavoisons pas car, comme l’a dit le Chef de l’Etat, nous n’avons pas encore gagné la bataille contre la pandémie. Nous vaincrons la pandémie lorsque nous aurons intégré la discipline dans nos habitudes. L’Afrique semble avoir des défenses solides, mais notre talon d’Achille, c’est l’indiscipline. Si nous arrivons à vaincre ce mal, la pandémie s’en ira rapidement.
Le deuxième sujet que nous voulons aborder concerne l’identification. Nous l’avons déjà traité, mais nous y revenons pour demander aux Ivoiriens de se rendre dans les centres d’enrôlement et de ne pas suivre naïvement certains leaders de l’opposition qui demandent la gratuité de la procédure. Ils savent très bien ce qui a été dit lorsqu’on établissait les cartes nationales d’identité pour la sortie de crise. Dans le décret d’application du point sur l’identification de l’Accord politique de Ouagadougou, il est bien mentionné que les droits de timbre seront de nouveau en vigueur, une fois que l’opération spéciale, soutenue en grande partie par les partenaires au développement, sera achevée.
Il faut aussi savoir que pour prendre part à une élection, lorsqu’on est inscrit sur la liste électorale, on présente soit la carte nationale d’identité, soit la carte d’électeur. Arrêtons ces amalgames qui veulent qu’on lie intrinsèquement les deux documents. On peut avoir sa carte d’identité sans pour autant prendre part à une élection. Le vote n’étant pas une obligation en Côte d’Ivoire. La carte d’identité est une pièce aussi importante pour un individu que l’extrait de naissance, et souvent même plus. Ne nous est-elle pas plus demandée que l’extrait de naissance ? Arrêtons de faire preuve de mauvaise foi. Continuons de laver nos mains et nos têtes. Ça va aller !
ETIENNE ABOUA

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