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L’enquête du jeudi : quand la peur de la pandémie, détourne les abidjanais des hôpitaux publics

Depuis le mars dernier, les hôpitaux publics ivoiriens, particulièrement ceux d’Abidjan ne reçoivent plus comme par le passé un grand nombre de patients.
La raison est toute simple. La pandémie à coronavirus qui a subitement fait irruption dans le monde entier avec son cortège de morts, ne manque pas de traumatiser bon nombre de personnes.
Depuis sa présence en terre ivoirienne, il y a de cela trois mois, les populations dans leur majorité,  ont subitement cessé de fréquenter les formations sanitaires publiques. Convaincues que c’est bien à ces endroits- là, que sévit la maladie au quotidien. Surtout qu’en plus, elles étaient invitées au confinement, pour empêcher sa contraction. Une invitation qui demeure du reste.
Se focalisant sur des rumeurs, de nombreuses personnes ont ainsi  choisi l’automédication et la médecine traditionnelle.  A   la mi- mars,  les arbres de neem qui jalonnaient certaines rues, dont ils contribuaient à l’embellissement, en ont fait les frais. Ils ont  été dévastés dans plusieurs communes de la capitale économique. Et  dans le même temps, des pharmacies ont été vidées de certains médicaments, tels que les antibiotiques, les antalgiques,  antigrippaux, l’hydroxi chloroquine et autres antidouleurs à base de paracétamol etc.  
 Une véritable panique, qui amènera le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Eugène Aka Alouélé  à maintes fois exhorté les populations à se rendre dans les centres de santé. Tout en craignant que cette situation ne fasse le lit à d’autres épidémies auxquelles le pays et singulièrement la ville d’Abidjan, pourrait se trouver confrontée plus tard. Tant il est vrai que le coronavirus à l’origine de cette phobie,  n’est pas la seule maladie.
 
      
              Du jamais vu au Cnts
 
Nous avons visité des formations sanitaires pour toucher du doigt cette malheureuse réalité et nous faire une idée de son ampleur. Et ce, malgré la sensibilisation quotidienne, visant à sortir les uns et les autres de cette torpeur, entretenue vis-à-vis de la Covid 19.
Première étape, le centre national de transfusion sanguine (CNTS) situé dans la commune de Treichville. C’est le directeur général, Dr Seydou Konaté qui nous reçoit. Ce centre crée depuis 1958 recevait, selon le DG plus de 20 000 poches de sang par jour. Ce qui déjà, n’était  pas suffisant, vu le nombre croissant de demandes sur le territoire national.
Et avec la pandémie à covid-19, les tables de prélèvement sont restées vides, occasionnant dans le mois d’avril, un manque total de sang.
Cette situation a amené la direction du CNTS a lancé un cri de cœur à l’endroit de personnes de bonne volonté. 
L’appel de Dr Konaté a eu un écho favorable auprès de certaines âmes sensibles. Qui se sont regroupées par centaines pour offrir du sang et ainsi sauver des vies.
«  Je vous avoue que la pénurie de sang que le CNTS a connue depuis mars est la première depuis sa création en 1958. C’est vrai que les populations ont peur de venir ici à cause du coronavirus qui est vraiment  dangereux. Mais les Ivoiriens doivent savoir qu’avant cette pandémie, il y avait d’autres maladies et qu’après le coronavirus, il y aura encore des maladies. Je les invite donc à venir donner un peu de leur sang, pour que des personnes atteintes d’autres maladies puissent guérir. Il ne sert à rien de se faire peur »  conseille le Directeur Général du CNTS. Il avait reçu ce samedi 6 juin lors de notre passage, près de mille poches de sang.
Le centre hospitalier universitaire ( CHU) de Treichville, le plus ancien de cette catégorie d’hôpital en  Côte d’Ivoire, abrite le service des maladies infectieuses et tropicales ( SMIT) où sont internés et traités des malades de la covid-19, ainsi que plusieurs services, dont la pédiatrie, l’urologie, l’oncologie, …
Le docteur Osseyni Moudashirou chef du service nous a conduits dans ces différents services. Le constat est assez frappant. Le service qui traite des malades du rein, qui ne désemplissait pas sur toute l’année, reçoit à peine 15 malades en semaine.
La raison ? Le Dr Osseyni estime que la peur du coronavirus fait que les patients préfèrent ‘’ rester chez eux’’ de peur qu’en plus de leur mal, l’on ne vienne les déclarer positifs à la covid-19.
«  Ce sont des rumeurs de mauvais goût que certains rependent dans l’esprit des patients. Ici au service d’urologie, ce sont les reins que nous soignons. Certes  le coronavirus est  mortel. Mais, les patients doivent comprendre aussi qu’en restant chez eux, sachant qu’ils sont  malades du rein, ils se font plus de mal. L’insuffisance peut vite les emporter. Je demande aux malades de cesser de croire à ces fausses rumeurs » exhorte Dr Osseyni.
 
                                   Une phobie qui tue a domicile
 
C’est effectivement le cas de plusieurs patients souffrant d’autres maladies, qui sont morts chez eux, refusant de se rendre dans les centres de santé. Par ce que persuadés que le coronavirus est la seule maladie qui tue dans les hôpitaux.
 Kouassi Adolphe, ex capitaine au groupement des sapeurs-pompiers militaires ( GSPM) habitant à Koumassi- Remblais, y croyait dur comme fer .
Longtemps fragilisé par le diabète M. Kouassi, selon ses proches a refusé son suivi bimensuel au CHU de Treichville depuis le mois d’avril dernier. Craignant tout simplement que les médecins ne le déclarent positif à la pandémie de covid-19.
Malheureusement son état s’est fortement dégradé la semaine dernière. Et c’est dans l’urgence qu’il a enfin été transporté au CHU presque dans le coma. Malheureusement, il n’a pu survivre, 24 heures après son évacuation.
Le fait déplorable est qu’ils restent  légion, ceux qui entretiennent cette phobie de la pandémie du coronavirus, tout en souffrant d’autres maladies, et ce faisant s’abstiennent  de se rendre dans les formations sanitaires. Préférant plutôt s’adonner à  l’automédication ou la médecine traditionnelle.
 .
 
 
La courbe des fréquentations remonte peu à peu
 
Dans l'après du mardi 9 juin 2020, nous sommes accueillis par M. Kouakou  Narcisse, responsable des ressources humaines de la Formation sanitaire urbaine à base communautaire ( FSUCOM) de Yopougon Wassakara qui  fait le point sur le niveau de fréquentation de son hôpital.
« Effectivement,  nous vivons nous aussi cette baisse de fréquentation de nos services surtout au niveau de notre dispensaire. Mais, ces derniers jours, l’affluence est en train de revenir peu à peu, avec la sensibilisation que nous menons »,  indique –t-il avec optimisme. Il précise  que cette situation a influé énormément sur leurs finances au cours de ces 3 derniers mois.
Au niveau des consultations, «  l’établissement sanitaire recevait en moyenne 100 patients par jour. Mais avec cette peur de venir à l’hôpital, c'est 45 à 50 malades soit près de la moitié. Pour ce qui est des hospitalisations, c'est 3 à 4 malades par jour, au lieu  de 6 à 8 malades avant la crise sanitaire », confie M. Kouamé Koffi Pascal,  responsable du service information médicale, précisant que presque tous les services sont touchés par cette baisse. 
Si les différents services notamment le dispensaire et les salles d’hospitalisations du FSUCOM de Ouassakara sont  touchés par la baisse de fréquentation, ce n'est pas le cas à la maternité qui continue de drainer du monde.
Au niveau des consultations prénatales et des accouchements, il n'y a pas de véritable baisse nous dit la sagefemme, Mme Inkayo Laure.
« Avant la Covid, on faisait  35 à 45 consultations par jour. Aujourd’hui, c'est 30 à 40 consultations prénatales.  Donc  vous voyez bien que la différence est minime. Concernant les accouchements, c'est 10 à 20 par jour, comme par le passé »explique Mme Inkayo. Elle précise que la baisse de fréquentation des femmes enceintes, était surtout due au couvre-feu et à la limitation à 50, du  nombre de personnes rassemblées sur un même espace donné.
A la FSUCOM de Yopougon Portbouet 2, le gestionnaire de l’hôpital M. Atché Tanoh Kassi   révèle que la baisse de fréquentation constatée n'est pas seulement due à la crise sanitaire.
« Chaque année dans la période allant de février à avril,  généralement après les fêtes, on assiste à une baisse du taux de fréquentation des hôpitaux. Et avec la saison des pluies qui commence à partir de mai, les choses reprennent. Mais cette année, la baisse du taux de fréquentation a été un peu  accentuée par la Covid-19 »,  explique –t-il, avec chiffres à l’appui.
Ainsi, au  niveau des consultations, pour la journée du  lundi 8 juin,  ce sont 94 patients le jour et 23 la nuit qui ont été reçus. «  Alors  qu'on recevait à peine 40 malades le jour et presque rien la nuit, il y a encore quelques semaines. Donc la courbe remonte », explique Atché Kassi. 
 Pour ce qui est des consultations prénatales, indique le responsable de cette formation sanitaire «  on recevait 60 femmes par jours.  Mais à cause de la limitation des personnes à 50 et  le respect d'un mètre entre les malades, ce chiffre avait chuté à 40. Mais l'affluence est en train de reprendre et nous ne sommes pas  loin des chiffres de l'avant Covid-19, à savoir 60 femmes par jour. Pour les accouchements en ce moment, ce sont 10 femmes en moyenne que nous accouchons par  jour comme par le passé. Et pour les soins et les hospitalisations, c'est respectivement 12 et 10 patients que nous assistons par jour comme avant »
 
               L’affluence devrait reprendre d’avril à mai 
 
Ce mercredi matin 10 juin, jour de pesée des nourrissons au centre de santé de M’Pouto (Riviera 4), nous avons le plaisir de constater une file d’attente d’une cinquantaine de mères avec leurs bébés. Cependant, notre échange avec la caissière dudit centre, Dame LM, va nous permettre de savoir que ces mamans sont venues juste pour la pesée. 
Selon elle, les mamans sont contraintes de s’y rendre pour le faire, par ce que n’ayant pas d’autres alternatives. Le constat est clair : « il n’y a pas d’affluence à cause de la Covid-19, nous recevons pour les soins, deux à trois bébés par jour. Les femmes préfèrent soigner leurs enfants à la maison, ou par la médecine traditionnelle », dira-t-elle. La Caissière du centre de santé de M’Pouto, va mieux nous aider à comprendre, qu’après la période sèche qui s’étend normalement d’octobre à mars, l’affluence devrait reprendre d’avril à août, qui coïncide avec la saison des pluies rythmée par des cas récurrents de paludisme. Mais hélas, il n’y a que les jours de pesée pour voir des mères qui ne possèdent pas de balance à domicile, pour suivre l’évolution du poids de leurs nourrissons. 
Dans le quartier voisin, au Groupe Médical Zoé sise à la Ciad Primo, notre interlocutrice, Kouadio Thérèse, responsable administrative  confie qu’elle espère également que les malades du paludisme vont revenir pendant la saison des pluies. C’est-à-dire, à partir de la mi-juin. Une chose qui pourra «  réveiller » cet établissement privé où, depuis le début de la pandémie,  les activités ont totalement baissé, en dépit d’une poignée de riverains qui passent rarement renouveler leurs médicaments et pour quelques consultations. 
 
              La peur d’être interné au cas où   
 
 Cette peur bleue  que les abidjanais ont de la Covid 19  et qui les empêche de fréquenter les formations sanitaires lorsqu’ils sont malades, est aussi réelle dans la grande commune  populeuse d’Abobo.
 De l’avis de Silvère Josué Yapi, le gestionnaire de la Formation sanitaire urbaine à base communautaire (Fsucom) d’Abobo Akeikoi, les appels d’exhortation à se rendre dans les hôpitaux,  que ne cessent de lancer  le ministre Aka Aouele en direction des populations, sont bien justifiés. « Avant l’apparition de la Covid 19, notre centre était très fréquenté. Mais depuis le mois de mars 2020, avec les premiers cas d’infection, le taux de fréquentation a pris un véritable coup », affirme –t-il. 
Silvère Josué Yapi ajoute que plusieurs personnes lui ont confié  qu’elles ont peur de se rendre dans les centres de santé, de peur de se faire contaminer. Car pour celles-ci, la probabilité de se faire infecter dans un centre hospitalier est très élevée. 
Pour corroborer ses propos, il précise qu’avant l’apparition de la maladie, la Fsucom d’Abobo Akeikoi recevait en moyenne 30 à 40 patients par jour, soit 600 et 700 par mois.   
Mais depuis mars 2020, avec un peu de chance, le centre reçoit quotidiennement 15 malades, sinon 10. Par mois, ce taux varie entre 300 et 400 dans le mois. 
Et pour le cas spécifique des consultations prénatales, les fréquentations se chiffraient à 400 par mois avant l’apparition de la Covid 19. A présent, elles ne valent que la moitié à savoir 200.        
La situation qui prévaut à la Fsucom d’Abobo Akeikoi est aussi de mise à l’hôpital général d’Anyama. En l’absence du directeur Dr Cissé Moussa Moustapha, le gestionnaire affirme tout simplement que la fréquentation de son hôpital est en baisse.  Il justifie cette réalité par «  la peur des gens  à être internés, si d’aventure ils présentent l’un des signes de la maladie. » Or, pour soutien le gestionnaire de l’hôpital d’Anyama, « plus tôt la maladie est détectée, mieux c’est. En ce sens que le malade étant rapidement pris en charge, il a de fortes chances de guérir. Dans le cas contraire, il met sa vie en péril ». 
Une fille de salle du service ‘’Suite de couche et accouchements’’, qui a requis l’anonymat, confirme les affirmations du gestionnaire. Elle soutient qu’il y a effectivement une réduction du taux de fréquentation, concernant ce service.  
 Au Centre hospitalier régional (Chr) d’Abobo par contre, l’affluence semble de retour depuis quelques temps. «  Allez dans les différents services, vous verrez qu’il y a des patients. Ici, les malades viennent. Je ne peux vous communiquer des chiffres parce que vous n’avez pas un ordre de mission… »,   nous dit  laconiquement, le directeur de cet établissement sanitaire, sur un air assez revêche, le jeudi 4 juin lorsque nous y sommes passés. 
Nous avons sillonné quelques services et avons pu constater la présence de quelques patients. Au service de la vaccination, la salle était totalement remplie de femmes, venues surtout faire vacciner leurs enfants. 
Il y avait également un beau monde au niveau des services de Cardiologie et de Gynécologie. Une dizaine de personnes venues acheter des médicaments se  trouvaient aussi à la pharmacie de l’hôpital.  
 
            D’importantes pertes financières
 
Pour autant,  un agent de santé ne partage pas le point de vue du directeur. Sous le couvert de l’anonymat, il nous confie que depuis la déclaration de la pandémie en Côte d’Ivoire, le Chr d’Abobo précédemment appelé hôpital Houphouët Boigny, n’est pas aussi fréquenté que par le passé.  
S’agissant de l’hôpital général d’Abobo sud, un brancardier en service à la maternité, rencontré  à l’entrée de la salle d’accouchement, a fait remarquer que la fréquentation n’a pas été impactée par la Covid 19. Le taux selon lui est resté stable. En moyenne, c’est une dizaine d’accouchements qui y sont enregistrés.     
La baisse de la fréquentation des centres hospitaliers du fait de la Covid 19 n’est pas sans conséquences, sur les recettes journalières, issues des différentes prestations payantes, pour la plupart.
 A ce sujet, le gestionnaire de la Fsucom d’Abobo Akeikoi n’est pas passé par quatre chemins pour déclarer que leurs recettes ont connu des baisses drastiques. Ainsi, selon les révélations de Silvère Josué Yapi, le montant des consultations qui s’élevait à 600 000 Fcfa sur la période de janvier à février 2020, est tombé à 175 000 FCfa sur la période de mars à avril 2020. 
Les recettes financières émanant des prestations du laboratoire n’ont pas été épargnées  non plus. Comprises entre 800 000 et 1 000 000 Fcfa de janvier à février, elles ont oscillé entre 200 000 et 300 000 Fcfa de mars à avril. 
 
 
 Atmosphère de stress, de peur et de méfiance 
 
Au CHU de Cocody, c’est une atmosphère de stress, de peur et de méfiance réciproque au quotidien qui s’est installée dès le début de la crise sanitaire, et presque dans tous les services. Selon notre contact qui travaille à la pharmacie centrale du cet hôpital, où se trouve le plus gros réfrigérateur de banque de sang, au-delà de la conscience professionnelle, il n’y a plus de motivation à travailler dans les conditions qui s’imposent. 
En raison de la pénurie de sang occasionnée par le confinement et les mesures barrières de la Covid-19, tous les services du CHU se ruent à la pharmacie principale pour les besoins de sang, de médicaments et dotations en équipements de protection contre le Coronavirus. « Il y a trop d’affluence, cela fait que nous sommes plus qu’exposés. Certains de nos collègues font irruption directement dans la pharmacie tandis que d’autres et les parents des malades, se bousculent au guichet. Il y a beaucoup de stress et de peur au risque de se faire contaminer de la Covid-19 », tente-t-il de nous expliquer.
 En outre, un moment de grève allant jusqu’à un arrêt du service minimum s’est-il récemment s’est invité dans ce triste décor que présente le CHU en ce temps de pandémie. Pour des motifs de revalorisation salariale et le payement de primes risques. A en croire le docteur avec qui nous avons échangé et qui a requis l’anonymat, 70 % des primes de risques des agents de la santé, bien que nous soyons en pleine crise sanitaire, ne sont pas payées. « C’est une réalité qui démotive, en émoussant les ardeurs au travail. Et pis, le montant des primes Covid-19 diffère d’un centre de santé à un autre. Ce que n’apprécient guère les agents ». Selon notre interlocuteur, les agents de la santé et leurs syndicats respectifs, attendent de la part de leur tutelle, une réaction favorable pour la revalorisation salariale et les primes de risques. Sinon ils menacent de reprendre la grève d’ici le 16 juin prochain.
Ibrahim S. Koné,Boubacar Barry,Jérémy Junior,Job Attéméné
 
 

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