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Politique

Point de vue: Quel paradoxe ?

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Eviter le pire. La tragédie qui a marqué la période post-électorale de 2010, après le climat assez délétère et prémonitoire, qui aura prévalu avant l’élection de cette année-là. Voilà, le vœu ardent qui constitue l’essentielle des prières qui sont quotidiennement dites par les Ivoiriens, depuis les déclarations d’exhortation à la désobéissance civile, faites par la plate- forme des partis d’opposition. C’est dire combien de fois, l’on redoute une réédition de ce vilain passé récent, dont il existe aujourd’hui encore des personnes souffrant des traumatismes psychologiques. Des séquelles physiques et des énormes pertes matérielles et de diverses natures.

Les acteurs de la vie politique, quels qu’ils soient ne peuvent prétendre ignorer cette réalité morale qui anime quotidiennement l’esprit de la plupart des Ivoiriens. De ceux-là même, dont ils disent manifester l’ardent désir d’assurer le bien- être, l’épanouissement socio- économique, en accédant au pouvoir d’Etat. Et ce, par l’entremise de n’importe quels moyens. Même ceux qui pourraient les reconduire au chao encore une fois. Quel paradoxe ? Traduisant une attitude des plus machiavéliques, assez révélateurs de la pratique de la politicaillerie dont on reste malheureusement encore très friand en Afrique. Toute chose, que d’aucuns ne semblent pas avoir jusqu’ici assimilée. Pour pouvoir faire enfin, le distinguo entre les vrais et bons praticiens de la politique et les usagers des raccourcis politiques.

Les deux visites d’Etat que le Président Alassane Ouattara vient d’effectuer respectivement dans la région du Moronou et de la Marahoué, attestent d’une réalité dénuée de tout relent politique : l’aspiration au développement tous azimuts, qu’ont exprimée avec toute la spontanéité vivante et fort impressionnante, les populations rencontrées dans ces deux régions. Une aspiration nationale en réalité. D’autant plus qu’elle est ressentie dans toutes les autres agglomérations urbaines et rurales de la Côte d’Ivoire. Et le fait dont toutes ces populations de l’arrière- pays restent tout aussi persuadées, est que la satisfaction de cette noble et légitime aspiration qui est le développement, ne saurait prendre forme que sur un terreau fertile à cet effet. Celui que symbolise le contexte de la paix, de la stabilité féconde à tout épanouissement sain. Et non dans les décombres d’une crise née d’ambitions politiques narcissiques et égocentriques, dont on n’a que faire réellement.

Toute reconstruction nationale des suites d’une crise, reste coûteuse. Et la réussir n’est jamais gagnée à l’avance, ainsi que foisonnent les exemples en la matière. Le perpétuel recommencement que cela incarne, ne devrait pas être perçu comme un exploit, mais plutôt tel une façon de prendre du retard, sur l’évolution ascendante du pays. Songeons-y sérieusement.


MOUSSA BEN TOURE



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