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Présidentielle du 31 octobre: Les enfants de Côte d’Ivoire ne veulent pas de tensions lors du scrutin

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Après deux semaines de campagne électorale, la Côte d’Ivoire choisira son président, aujourd’hui. Malheureusement, ce moment d’échanges et de promotion des projets de societé par les politiques, en prélude au vote, a été marquée par des violences qui ont causé la mort de nombreux ivoiriens et la destruction de biens matériels.Face à cette situation, les enfants de la Côte d’Ivoire, par le canal de la Plateforme des organisations d’enfants de Côte d’Ivoire, sont montés au créneau. Le 28 octobre, à la Maison de la presse, au Plateau, elle a par la voix d’Inès Gouannou, sa présidente, déploré cette situation et souhaité que le vote se déroule « sans tensions ». Selon elle, les enfants ivoiriens de la génération 2000 sont fatigués de vivre des violences au cours des processus électoraux. Parce que, depuis leur naissance, à cette période précise, les populations vivant en Côte d’Ivoire, sont incitées à la violence, occasionnant des viols, des pillages et des meurtres. « De Dabou à Bonoua en passant par Daoukro, Bongouanou, Ferké, Duékoué, Bouaké et Abidjan, la Côte d’Ivoire, à chaque période électorale, ne fait que compter ses morts et ses blessés », énumère-t-elle. Avant de « rappeler aux adultes que derrière chaque victime, il y a des enfants orphelins, ou des enfants arrachés à leurs parents ». Pour la présidente de la plateforme, ce sont eux les enfants qui voient leurs droits violés chaque fois qu’il y a de tels évènements. C’est pourquoi elle invite à mettre fin à cette action parce que la Côte d’Ivoire fait partie des pays ayant signé la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant. Convention qui exige leur protection absolue en toute circonstance. A cet effet, Inès Gouannou souhaite vivement que les discours politiques, pendant les périodes de campagne électorale en Côte d’Ivoire, soient apaisés sans incitation à la haine, pour garantir des élections libres et sans violences. Parce qu’au vu des derniers mouvements enregistrés dans le pays, elle craint notamment que le 20 novembre prochain, sa plateforme ne tienne la convention marquant ses 31 ans. Et souhaite aussi que les enfants reprennent sainement le chemin de l’école et des amphithéâtres, dans la tranquillité, au lendemain de l’élection présidentielle du 31 octobre.



Hervé Adou


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