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Côte d’Ivoire-Education : Les enseignants de Dimbokro demandent des garanties de sécurité

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Le lundi 30 novembre, des élèves du lycée moderne de Dimbokro s'étaient mis en grève et ont entrepris de déloger leurs camarades du collège moderne et de tous les autres établissements scolaires secondaires de la ville. Cette grève généralisée, menée avec violence, inquiète les enseignants qui ont tenu une assemblée générale ordinaire, le mercredi 2 décembre, à la demande de leurs syndicats à savoir : la Cellule des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (CESCI) et le Syndicat pour la revalorisation salariale (SYRES). Ces syndicats dénoncent « une grève brutale » des élèves et expriment des craintes pour leur sécurité à l’école. Après des échanges francs, présidés par le Secrétaire général local du SYRES, Ouraga Franck, les enseignants du lycée et du collège moderne ont opté pour la poursuite des cours malgré les interruptions intervenues, sans contrainte d’achèvement des programmes à la date de l’arrêt officiel des cours en fin d’année scolaire. Ils ont en outre décidé de l’arrêt des cours au moindre premier coup de sifflet pour ne reprendre que lorsque « l’environnement scolaire sera totalement apaisé et normalisé. »

Depuis le lundi 30 novembre, en effet, les meneurs de cette grève continuent d’échapper aux autorités administratives et éducatives locales. La section locale de la FESCI dit n’être mêlée ni de près, ni de loin à cette grève. « Malgré la présence des forces de l’ordre, des individus bien organisés, encagoulés, portant des armes blanches sévissent à travers les établissements scolaires secondaires publics et privés de Dimbokro », fustige un enseignant du lycée moderne d’où est partie cette grève. Rappelons que l’année dernière, à la même période, et malgré la présence des forces de l’ordre, une élève, Kokora Perside, a été tuée par balle lors des mêmes manifestations en vue d’avoir des congés de Noël et du Nouvel An anticipés. « Tous, nous craignons que le même scénario ne se reproduise et il faut donc agir vite avec fermeté. Cela va faire une semaine que des élèves perturbent les cours à Dimbokro sous le fallacieux prétexte de frais Coges (Comité de gestion) non utilisés à bon escient », s’insurge-t-il.

Le Directeur régional de l'Education nationale et les chefs d’établissements ont essayé en vain de juguler cette crise sans y associer les syndicats. Les mardi 1er et mercredi 2 décembre, les élèves grévistes ont investi le lycée où très peu d’élèves sont venus. Au collège moderne où s’est tenue la réunion des syndicats, le mercredi 2, les élèves ont été délogés. Le mouvement est largement suivi dans les établissements publics et privés à Dimbolro.

Robert-Patrice Zouhou

Correspondant régional


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