Selon une information relayée sur une plate-forme ivoirienne, un dénommé Diawara, conseiller à l’assemblée nationale, serait décédé après avoir reçu sa première dose de Astra Zeneca. La mort de ce dernier est survenue après que son sang se serat coagulé. C’est à la Pisam, où il a été conduit de toute urgence suite au malaise lié à la coagulation de son sang qu’il a ressenti, que Diawara aurait rendu l’âme. Il a été inhumé le mercredi 24 mars 2021.
Au cours de l’après-midi du même jour, nous avons échangé avec le surveillant général d’un établissement secondaire privé de la commune de Treichville. Il a voulu requérir l’anonymat sur instruction de son supérieur hiérarchique. Ce surveillant général a fait savoir qu’une bonne partie des agents de l’établissement s’est rendue le 2 mars au Centre de vaccination aménagé au parc des Sports . « Le même soir, j’ai eu de fortes migraines. Le lendemain, j’ai eu des douleurs terribles à la hanche. Un mal que je n’avais jamais ressenti de toue ma vie. Je ne pouvais pas me relever tout seul. Il a fallu que mes enfants viennent à ma rescousse. Ce sont eux qui m’ont soulevé et m’ont conduit dans une clinique, où on m’a administré des injections », raconte l’infortuné avec un air d’amertume. Il ajoute qu’il n’est pas seul à avoir ressenti de fortes migraines. Plusieurs de ses collègues ayant été vacciné lui ont révélé avoir ressenti de terribles maux de tête également. Très peu d’entre eux disent n’avoir eu aucune réaction de leur organisme. Face aux réactions susmentionnées, dame Judith agent de l’Institut national de l’hygiène public (Inhp), exerçant au centre de vaccination du parc des sports de Treichville, avec qui nous avons échangé l’après-midi du mercredi 24 mars, affirme plutôt que le vaccin de l’Astra Zeneca n’a pas d’effets secondaires sur ceux à qui il est administré. « Nous avons remarqué après des tests que ceux qui sont tombés malades suite à leur vaccination, sont des personnes qui étaient porteuses du virus de la Covid-19 avant de venir faire le vaccin ». Une affirmation que ne partage pas le Dr Bamba, médecin travaillant au Service d’aide médicale urgente (Samu) de Côte d’Ivoire, détaché au centre de vaccination du parc des sports, interrogé sur la question le même mercredi. Il soutient que l’Astra Zeneca peut provoquer des réactions telles que des vomissements, des diarrhées, ou des migraines. Raison pour laquelle, à l’en croire on oblige les personnes qui sont vaccinées à s’asseoir au moins 15 minutes sur place. Histoire de savoir si elles ne vont pas manifester une de ces réactions durant ce temps. Si d’aventure, l’une d’entre elles manifeste l’un des signes mentionnés précédemment, elle est prise en charge sur le champ par des agents du Samu. Des explications que confirme, un collègue à lui, au centre de vaccination contre la Covid-19 du Chu de Cocody, ce lundi 29 mars. Ce médecin explique que le vaccin peut provoquer des réactions telles que des allergies et autres. D’où les 15 minutes d’attente imposées aux personnes vaccinées. Les agents du Samu postés au Chu de Cocody étaient au nombre de 4 le lundi 29 mars lors de notre passage. Une ambulance de leur service portant l’immatriculation jaune D 55 517 CI avait été mise à leur disposition. Un infirmier faisant partie de l’équipe de vaccinateurs installée dans les locaux de l’Institut national de l’hygiène public (Inhp) à Treichville abonde dans le même sens, en affirmant que l’Astra Zeneca peut occasionner des effets secondaires. Toutes fois, précise –t-il « ces effets secondaires dépendent de l’organisme de la personne qui se fait vacciner ». Il précise que ce sont des maux de tête qui sont couramment ressentis. C’est pour cela dira-t-il « qu’on demande à ceux qui vont se faire vacciner de prévoir du paracétamol ». Un témoignage corroborant cette déclaration est donnée sur la même plate- forme susmentionnée, par une dénommée Hélène. « J’ai reçu une dose d’Astra Zeneca . J’avoue que j’ai eu peur pour rien. Une petite fièvre calmée par du paracétamol. Il faut aussi dire que les médecins recommandent de prendre toujours du paracétamol qui fluidifie le sang ». Au cas où le paracétamol ne parvient pas à bout des douleurs, l’infirmier rencontré à l’Inhp indique en ces termes « Si malgré la prise du paracétamol la douleur persiste, alors les personnes qui les éprouvent, doivent retourner où elles ont reçu le vaccin. EIles seront prises en charge médicalement. On ne peut pas les abandonner comme ainsi ».
Malgré les assurances données par cet infirmier, elles restent légion les personnes qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner. C’est le cas de Traoré Ali, employé dans une gare de transport routier assurant le tronçon Côte d’Ivoire-Bénin, située non loin du palais des sports de Treichville. Non seulement il n’a nullement l’intention de se faire vacciner. Mais en plus il défend aux populations de le faire, eu égard selon lui, aux informations diffusées par des médias internationaux, faisant état de ce que l’Astra Zeneca présente des dangers pour celui qui se le fait inoculer.
Hormis ces personnes, il y a aussi la catégorie de celles qui émettent encore des doutes. Au nombre de celles-ci figure Abdoulaye Dembélé, qui exerce comme manœuvre dans une entreprise de fabrication de ciment. Il venait de se faire vacciner le mercredi 24 mars aux environs de 14 heures au parc des sports de Treichville quand nous l’avons abordé. Bien qu’ayant fait le vaccin, il a révélé avoir demandé à son épouse d’attendre jusqu’à la fin de l’année avant de faire le sien. « Elle ne fera le vaccin que si elle constate que rien ne m’est arrivé d’ici là ». Autrement dit, Abdoulaye garde encore des doutes quant à l’efficacité et la non dangerosité de ce vaccin pour l’organisme, en dehors des effets secondaires passagers que l’on peut éprouver. Aussi accepte-il de se faire passer pour un cobaye, au profit de sa famille. Sa compagne et leurs enfants ne pourront se faire vacciner que sur la base des réactions que son organisme aura. C’est aussi l’avis de l’ancien ministre Joël N’Guessan qui, se voulant plus prudent, a décidé d’observer ce qui pourrait advenir à ceux qui se sont faits vacciner avant de s’y soumettre. « Quand ils se seront vaccinés et qu’au bout d’un an, il n’y a pas eu d’effets secondaires, c’est là que moi je vais accepter leur vaccin », dit-il pour justifier le choix qu’il a fait.
Face au scepticisme qui s’est emparé de certaines personnes en Côte d’Ivoire, il est nécessaire de rappeler que le Premier ministre Patrick Achi, qui assurait l’intérim d’ Hamed Bakayoko avant son décès, s’est fait vacciner le lundi 1er mars 2021. « Il n’y a aucune douleur, il n’y a aucun effet secondaire », avait alors déclaré Patrick Achi. La ministre de la Culture, Dr Raymonde Goudou Coffi, lui a emboité le pas en se faisant aussi vacciner le même jour.
Eviter de faire le vaccin n’est certainement pas la conduite à tenir. Cependant, celui qui va se faire vacciner peut se prémunir contre quelques-unes des douleurs mentionnées précédemment en observant les recommandations faites par certains agents du corps médical, avec qui nous avons échangé.
Faire le test avant le vaccin
Il est vivement conseillé de faire le test de dépistage de la Covid-19 avant le vaccin. Au motif que la personne vaccinée ne sera pas protégée de la maladie, si elle est déjà infectée au virus de la Covid-19. En plus, « Si d’aventure la personne qui manifeste l’envie de faire le vaccin est testée positive, elle devra attendre au minimum 6 mois après sa guérison. Avant de faire le vaccin », indique le médecin du Samu rencontré au Chu de Cocody.
Par ailleurs, le vaccin n’est efficace que si celui qui se fait vacciner reçoit 2 doses de l’Astra zeneca, espacées d’un mois. En clair, les personnes qui se sont fait vacciner le lundi 1er mars devront partir faire leur 2eme dose le jeudi 1er avril. Passé le délai d’un mois qui est prescrit, « elles devront reprendre tout à zéro » nous a-t-on affirmé avec insistance.
En outre, il convient de savoir qu’il y a des catégories de personnes qui ne doivent pas se faire vacciner. C’est du moins une information publiée sur le site internet de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui le mentionne. « Les personnes ayant des antécédents de réaction allergique grave à l’un des composants du vaccin ne doivent pas être vaccinées ». De surcroit, « le vaccin n’est pas recommandé pour les personnes âgées de moins de 18 ans ». Le site internet https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/650-covid-19-vaccine-astrazeneca donne une idée de la composition du vaccin. L’Astra Zeneca contient en ce qui concerne l’antigène pour une dose de 0,5 ml, au moins 2,5 × 108 particules virales (U.I.) de l'Adénovirus du chimpanzé, codant la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2 (ChAdOx1-S)*. Il est également composé de produit dans des cellules de rein embryonnaire humain (HEK) 293 génétiquement modifiées et par la technologie de l'ADN recombinant, auxquels il faut ajouter des organismes génétiquement modifiés (OGM).
S’agissant des excipients, il y a L-Histidine, le Chlorhydrate de L-histidine monohydraté, le Chlorure de magnésium hexahydraté, le Polysorbate 80 (E 433), l’Éthanol (2 mg dans une dose) *, le Saccharose, le Chlorure de sodium **, l’Édétate de disodium (dihydraté), l’eau pour préparation injectable. L’ensemble de toutes ces différentes composantes donnent à l’Astra Zeneca d’avoir « une efficacité de 63,09 % », selon une information publiée par le site internet de l’Oms.
Sur la base des informations précédentes, les personnes qui veulent se faire vacciner savent à quoi s’en tenir.
Junior Jeremy





