publicité

Societe

Côte d’Ivoire. Abus d'aphrodisiaques : danger sur la santé des jeunes (Enquête Express)

Publié le :

Attoté, cure-dents gouro, blé-blé, cordarani, mon mari ne ronfle pas, le bonheur de la famille etc, sont certains de ces produits que nous avons pu voir exposés en plusieurs endroits, sans que cela ne dérange personne. De Bouaké à Brobo, en passant par Katiola et Djébonoua, nous avons fait le même constat. Ces produits, exposés au vu et au su de tous, sont consommés pour la plupart, par les jeunes de la tranche d’âge de 18 à 35 ans qui n’ont qu’un seul mot à la bouche lors des débats entre jeunes : « Je suis plus garçon que toi ».

C'est un nouveau phénomène qui gangrène actuellement la société ivoirienne. Plus précisément la jeunesse. Une grande partie de cette tranche d'âge s’adonne aujourd’hui, de façon abusive, à la consommation d’aphrodisiaques pour avoir une libido explosive, afin de satisfaire leur désir sexuel et celui de leurs partenaires.BPour arriver à leurs fins, ces jeunes gens rivalisent d’ardeur à la consommation de ces produits dont on ignore le dosage. Plus grave, sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.


Insuffisance rénale, cirhose et mort brusque


Dame T.I. est vendeuse de produits aphrodisiaques. Elle avoue réaliser un bon chiffre d’affaires journalier grâce à la vente de ces produits. « Je vends plusieurs produits mais c’est celui des garçons (aphrodisiaque) qui marche le plus » a-t-elle révélé. En plus de ces produits, dont on ignore le dosage réel, ces jeunes s’adonnent également à la consommation abusive des boissons énergisantes qui foisonnent de partout. Ces boissons, semble-t-il, augmentent également la libido.

Sans le savoir, avance un médecin généraliste en service au CHU de Bouaké, ces jeunes gens s’exposent à des maladies très graves telles que l’insuffisance rénale et la cirhose du foie. « La plupart du temps, ils en sont victimes », soutient le médecin.

La conséquence directe de l’abus de ces stupéfiants, selon une autre source hospitalière, n’est autre que la mort prématurée. « C’est l’un des facteurs du décès brusque de nombreux jeunes. La consommation abusive d’aphrodisiaques, d’alcool et de boissons énergisantes n’est pas une bonne chose », a averti notre source.

Interrogés, plusieurs jeunes qui ont affirmé être des consommateurs assidus de ces produits, ont soutenu ne pas être près d’arrêter. « Ce n’est pas vrai ce que ce médecin vous a dit. Ce que moi je prends, ça me permet de rester éveillé sur ma chérie jusqu’au petit matin et elle me respecte pour ça. Pourquoi je ne suis pas mort alors ? », nous a interrogé le jeune Serges C., vendeur de portables à Bouaké. Pour lui, le médecin qui a soutenu que cela pouvait être une cause de l’insuffisance rénale, voire de décès, n’a pas dit vrai et rien ne pourra le faire changer d’avis.

Koffi Koffi



GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 février 2026

Crise sécuritaire en RDC : l’opposition sollicite la MONUSCO pour inciter Félix Tshisekedi à décrisper le climat politique

10 février 2026

Football : N’Golo Kanté brille pour ses débuts avec Fenerbahçe

10 février 2026

Musique et Lifestyle : Fally Ipupa, nouvel ambassadeur panafricain de Beaufort Lager

10 février 2026

Diplomatie : Oligui Nguema aux Émirats arabes unis pour consolider un partenariat économique majeur

10 février 2026

Les menaces et “intimidations” américaines ne sont pas “finies”, avertit Macron: “N’y croyez pas une seconde



Fanico

Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970
Yolande Yacé 27 novembre 2025
Concours Miss Univers : Olivia a reçu la couronne du monde entier


publicité
publicité