Les ivoiriens ont fêté la Saint Sylvestre chacun selon ses moyens et aspirations, après la Noël. Certains dans le recueillement, d'autres dans l'euphorie. Peu importe. Après la fête, il faut bien reprendre le travail. Nous avons fait un tour dans les administrations pour constater cette reprise de travail. Elle est plutôt survenue immédiatement au cours des premiers jours ouvrés de la nouvelle année, contrairement à ce qu’on s’était imaginé. Et ce, au regard de l’intérêt accordé par les uns et les autres à ces fêtes de la fin de l’année 2021, par rapport à celles de 2020.
Retrouvailles conviviales
Lundi 3 janvier dès 8 heures, nous sommes à la mairie d'Attécoubé. Les agents sont la plupart déjà en place dans leur bureau. Mais ce qui attire à première vue ce sont les retrouvailles entre travailleurs. Une année vient de s'écouler. Et on entame une nouvelle. Dès les premières heures de cette reprise du travail, ce sont les traditionnelles accolades. Ils s'adressent mutuellement leurs meilleurs voeux pour cette année qui commence. L'atmosphère était très conviviale. "Nous reprenons le travail aujourd'hui. C'est aussi une joie pour moi de retrouver mes collègues en bonne santé. Ils constituent notre deuxième famille. Puisque très souvent, on passe plus de temps au travail qu'avec notre famille biologique", a confié un agent. Pour lui, c'est donc tout à fait normal qu'ils s'accueillent dans l'allégresse. Et un autre d'ajouter que, "c'est bon pour le moral. Cela nous permet de bien reprendre le travail". Cap est mis par la suite sur Adjamé. C'est sensiblement le même constat.
Du monde dans les services publics
Le mercredi 5 janvier, nous voilà au Plateau, le centre des affaires de la capitale économique du pays. Cette commune qui renferme une grande partie de l'administration ivoirienne est prise d'assaut par les populations comme d'habitude. Nous fonçons au palais de justice. Le parc autos est plein de véhicules. A l'intérieur, dans la cour des personnes défilent entre les bâtiments. Dans les couloirs des bureaux également. D'autres plus patients attendent sous des hangars aménagés pour les différents usagers des services. Au niveau du greffe, du parquet, la reprise du travail est totale. Et l'affluence des usagers plus remarquée. C'est comme s'ils attendaient de pied ferme la reprise du travail, afin d'évacuer toutes leurs affaires de l'an dernier. Que dire des procès? Ils ont également repris. Ce mercredi, la grande salle de la cour d'appel était ouverte. Une audience correctionnelle y avait lieu. Nous avons également appris que les audiences de flagrants délits ont également repris. Et ce mercredi, il en aura à partir de 13 heures 30 comme d'habitude. Et les familles des prévenus et des plaignants attendaient patiemment l'heure de l'audience. Autre lieu, la cité administrative. Là également le travail a repris dans les différents ministères depuis lundi 3 janvier. Et comme toujours la cité est prise d'assaut par les abidjanais. A la Direction Général des impôts logée au 4e étage la Tour E, à la cité Administrative, la reprise du travail était également effective. « Tout le monde est présent à son poste depuis 7 heures 30 », rassure Aka Koffi, le responsable du personnel. Même constat à la Petroci, à la Mairie du Plateau et à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) où, la majorité des travailleurs étaient tous dans leurs bureaux
Dans des entreprises privées comme la Sodeci et la Cie, il faut noter que le travail a repris également. Par ailleurs, nous a-t-on appris, même en période de fête, des agents sont désignés pour assurer la permanence. « Toute l’équipe du jour est présente. Nous n’attendons que les clients », nous dit Mme Dicko Vanessa, l’une des vendeuses de la librairie de France. A Orange Côte d’Ivoire, c’était la grande affluence tant pour le personnel que les clients. Tous les guichets et les chaises d’attente étaient occupés. « L’ensemble du personnel est présent au poste pour satisfaire aux besoins des clients », nous dit Olivier Kpodion, un responsable d’équipe. Pareil à la Banque Atlantique, où les employés étaient également à leur poste pour servir les clients.
Au niveau des hôpitaux, la reprise du travail se faisait aussi bien sentir « Comme vous le constatez, le personnel de l’Hôpital est présent. Depuis 7 heures, nous recevons les patients. Et tout se passe bien », nous dit Fofana Sindou, médecin en Chef de l’hôpital des fonctionnaires du Plateau. Même constat à l’Institut nationale de la santé publique (INSP), et à l’Hôpital Général d’Adjamé (HGA), où, la plupart des agents étaient dans les bureaux et les salles de soins.
Boubakar Barry,Karamoko Diomandé





