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Politique

Un ! Deux ! Trois ! Quatre ! Les mains en l’air !!!

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Diantre ! On devrait reprendre l’admiration pour l’AOF (ex Afrique occidentale Française). Trois Républiques de ce secteur se sont mises en ébullition. Tout comme dans les années soixante dix. Et en quelques rafales de kalachnikov en l’air, elles ont mis hors d’elles-mêmes, la CEDEAO, avec l’UEMOA, son bras séculier, l’Union Africaine, et les Nations Unies soi-même. Toutes ces grosses machines, régulatrices de la Paix et la Sécurité mondiales, chacune à son niveau. Toutes trois tournées vers la région du Monde où il est leur toujours arrivé de bricoler le plus pour obtenir des résultats que nous avons ces jours-ci. La palme du truisme le plus convenu revient à la grosse d’entre elles, lorsque son Premier responsable de l’ONU nous a doctement proféré en gros que le devoir des militaires en Afrique de l’Ouest est celui de défendre leur pays et non pas d’attaquer leurs gouvernements.


Lorsqu’on tient compte de tous les instruments juridiques dont dispose l’ONU, du nombre de résolutions qu’il lui est capable de produire à travers monts et vents, qu’elles proviennent du Conseil de Sécurité, et de l’Assemblée Générale, des forces de casques de toutes les couleurs dont disposent cette sorte de Gouvernement Mondial, faire une pale figure devant ce qui se passe en Afrique de l’Ouest relève de l’impuissance.


L’impuissance des mots

Les incrédules doivent se tirer les oreilles en attendant le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, adjoindre les énoncés «défendre un pays » et« attaquer un gouvernement ». Il est établi ici un distinguo qui rend une entité plus légitime que l’autre : le Pays prenant une valeur connotative au dessus de celle qu’on accorderait à un gouvernement.
Car, mis à part le cas du Tchad, où la prise du pouvoir dans l’Afrique centrale semble avoir ses rites et ses rythmes, que déplorent les institutions régionales et internationales au sujet des trois cas, Mali, Guinée, et maintenant le Burkina ?
Rien d’autre des gouvernements auxquels des militaires ont abrégé le délai de vie. Certes, il y a mandats en jeu , mais ce qui commun à ces trois pays, l’intention des juntes ayant pris le pouvoir, c’est de défendre leurs pays. L’enthousiasme des foules à Bamako, Conakry et Ouagadougou en dit long sur le peu de considération faites aux hommes éjectés du pouvoir. Le pays se distingue du gouvernement, dans la mesure où comme partout en Afrique, les gouvernements se préoccupent de quoi véritablement ? De leur propre survie, et sans exagération aucune, le peuple qui est une émanation, la concrétisation de ce que représente le Pays leur importe très peu.


Véritables cas d’école

La situation du Burkina et même celle du Mali avant les deux prises de pouvoir furent pareilles. Et que voit-on ça et là ? Deux pays, deux peuples et en face deux gouvernements. Le même mélange de genre. Les mêmes politiciens se croisant sur une bonne génération. Et lorsqu’on entend par exemple que ce sont les acteurs, comprenez que ce sont les mêmes auteurs de fait qui sont sur la scène politique de ces pays de façon prolongée. Et quand il arrive que le « chef de troupe » fût chassé de la scène, il restera dans le décor quelque suppôt, beau diable habilement habillé, apôtre du changement. Il leur suffit de passer sur scène après un intermède. Cela s’appelle la période de transition.
Le Président Roch Marc Christian Kaboré en est un vrai prototype. Il faudra se rappeler qu’il vivait depuis la période du dinosaure Blaise Compaoré. Et les méchantes langues disent qu’une bonne moitié des politiciens Burkinabé, redevables à ce « chef », dirigent ce pays actuellement par procuration.

Quant au cas malien, il est le condensé de ce qui a été vu comme mauvais coup dans un pays qui a eu divers dirigeants dont l’Afrique s’est glorifiée longtemps et longtemps. Le pays est bien différent du gouvernement. Celui de Goïta se nomme les « autorités de la transition ». Ceci s’est vu dans la pléiade rendant les hommages à Ibrahim Boubacar Keita.A entendre les jérémiades lancées, par les politiciens du cru, en guise de louanges au disparu, on se demande encore pourquoi les maliens ont chassé ce IBK du pouvoir avec l’aide des « prolongateurs » actuels.


L’heure de la révolte ?

Dans et avec les intrigues identiques en matière de terrorismes et autres activismes djihadistes sévissant dans la fameuse « Zone des Trois Frontières », la question de l’EGO a pris le pas sur toutes les autres considérations, qu’elles soient géopolitiques ou économiques. Qui de Goïta ou de Macron va se montrer plus démonstratif ? Plus impérial ?
Ce sont pourtant les différends avec ou entre d’anciens partenaires qui dégénèrent de cette manière. Le président Français et le Chef de la Junte (vocable interdit à la France officielle) se livrent à une guéguerre qui mettent le monde médiatique en ébullition, mais n’en feront pas des victimes partout dans le Mali et y compris dans presque tout l’Ouest africain.


Le bras de fer entre le Mali et la France a ragaillardi d’autres pays et, en temps de guerre ou non, a fait des émules dans cet Ouest de tous les dangers et en proie à la convoitise chinoise et russe. Et a surtout mis la Jeunesse africaine hors d’elle-même. La CEDEAO vient de prendre des sanctions contre le Burkina qui abrite le siège de l’UEMOA.
Dur, dur de prendre des mesures en ces temps incertain

 Florentin Codo


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