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Politique

Faible mobilisation pour dire non à la CEDEAO : Le Colonel Assimi Goïta va-t-il enfin déchiffrer ce message ?

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Annoncée, à grands renforts médiatiques, pour être une grande mobilisation à l’image de celle du 14 janvier 2022, elle a fini par être un regroupement de quelques centaines de personnes au boulevard de l’indépendance. 

Et pourtant le jeu en valait la chandelle, car le combat contre la CEDEAO est celui d’une large majorité des citoyens maliens qui voient en cette organisation un machin à la solde de l’ex puissance colonisatrice Qu’est la France. Les raison sont à rechercher dans la crise sociale dont la manifestation la plus palpable est le délestage du courant et la cherté des prix des denrées de première nécessité. Alors la légitime question que les analystes sont en droit de se poser est celle de savoir si ce n’est vraiment pas la lassitude qui est à la base de la non mobilisation ? Est-ce le début de la fin de l’Etat de grâce accordé aux autorités de la transition ? Le Colonel Président de la transition va-t-il enfin comprendre ce message ?

Après la décision de maintenir les sanctions économiques et financières contre le Mali, prise par les chefs d’Etats de la CEDEAO lors du sommet extraordinaire tenu à Accra au Ghana, les autorités maliennes ont voulu répondre par une grande mobilisation comme celle du 14 janvier 2022 pour leur donner beaucoup de plus de légitimité. Le meeting du 2 Avril avait un seul but dire non à la CEDEAO et soutenir les autorités de la transition. Au finish il a été un échec car les maliens n’ont pas répondu à l’appel. Ils étaient quelques dizaines voire centaines, certainement ceux qui sont au pouvoir et leurs affidés. La question que l’on doit se poser est celle de savoir si les organisateurs avaient d’abord fait une analyse critique de la situation du pays avant d’initier cette manifestation ? 

Prennent-ils le peuple pour un mouton de panurge prêt à suivre la tête baissée au prix de sa vie ? Si en dépit de la crise les maliens ne sont pas sortis pour manifester leur ras-le bol et demander aux autorités de parvenir à un compromis avec la CEDEAO afin que les sanctions soient levées c’est parce que leur armée engrange d’énormes résultats sur l’ennemi, donc pour ne pas démoraliser les troupes ils ont fait le choix de subir. Mais pour combien de temps encore ?

En plus de la cherté des denrées de premières nécessité dont les prix ont pris de l’ascenseur dans des proportions jamais atteintes dans notre pays, les petites et moyennes entreprises qui dépendent de l’EDM ont mis la clef sous le paillasson à cause des délestages intempestifs, à tous ceux-ci s’ajoute un manque de perspective annonçant un lendemain enchanteur. L’échec de la mobilisation du 2 avril doit sonner comme un signal fort pour le Colonel Assimi sur qui repose l’espoir de tout un peuple. Il doit désormais rester sourd aux sons des sirènes des zélateurs, des laudateurs et des opportunistes qui ont accompagné tous les régimes et qui sont prêts à le lâcher au moindre bruit de contestation. Ces opportunistes n’ont qu’un seul agenda continuer à jouir des privilèges liés aux postes, le Mali est le cadet de leurs soucis. Il revient au Colonel de pouvoir déchiffrer ce message de la non mobilisation pour prendre les décisions qui s’imposent. Pour rappel on ne gère pas un pays avec le cœur, mais c’est avec l’esprit et la raison. Le Mali ne pourra tenir face à ces sanctions de la CEDEAO, donc le mieux pour le Président de la transition serait de parer au plus pressé pour trouver un compromis et permettre la levée de ce lourd fardeau qui pèse énormément sur les maliens. Tout autre discours est démagogique, hypocrite, opportuniste et populiste.

En définitive, après l’échec patent à mobiliser les maliens contre les décisions de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Président de la transition doit tirer les premières conséquences celles qui lui permettront de revenir à la raison et de prendre rapidement les décisions qui sont bonnes pour son peuple qui a certes une grande capacité de résilience, mais qui est aussi capable de se révolter si les fleurs ne respecteraient pas la promesse des fruits.

Youssouf Sissoko 


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