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Politique

Bénin. L’augmentation du Smig à 52 000 F jugée insuffisante

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« 30% d'augmentation du SMIG qui doit passer désormais de 40 000 F CFA à 52 000 FCFA avec l’exigence pour les employeurs de souscrire l’assurance santé obligatoire pour leurs salariés à compter du 1er janvier 2023 ». C’est ce qui ressort de la rencontre entre le président Patrice Talon et les syndicalistes béninois le 26 avril 2022.

Dans l’opinion publique, la nouvelle de cette augmentation est loin de susciter l’euphorie. Même si le commun des Béninois convient de son opportunité, il s’accorde sur ce qu’elle ne se ressentira pas dans le panier de la ménagère, vu le degré élevé de la cherté de la vie.

« On nous a dit qu’on va augmenter le Smig et on s’attendait à quelque chose de 80 000 F CFA au minimum. Maintenant on nous sort 52 000 F CFA », s’est surprise Alice, secrétaire dans une entreprise de bâtiment et travaux publics (BTP) à Cotonou, qui suggère : « Si le gouvernement peut revoir sa copie, ce serait bien. Car la vie coûte trop cher ». Elle a été rejointe par Ulrich, un instituteur dans une école privée. « J’encourage le gouvernement pour ses efforts pour améliorer nos conditions de vie en ces temps où tout coûte cher. Cette augmentation est la bienvenue. Mais 52 000 F, c’est vraiment peu, vu le coût actuel de la vie ». Hermance, opératrice de saisie dans un centre de photocopie à Cotonou demande aussi au gouvernement un montant un peu plus consistant. « C’est une très bonne chose surtout en ces temps où tout coûte très cher. Mais je suggère au gouvernement de faire un peu plus. S’ils peuvent aller à 70 000 F, vraiment ce serait magique », déclare-t-elle avec un sourire qui s’étend jusqu’aux oreilles.

Au Bénin, les traitements salariaux dans le secteur privé ne tiennent pas toujours compte du SMIG. Cette situation surtout dans les petites entreprises, est entretenue par le taux élevé de chômage. Ce qui justifie l’indifférence de certaines personnes face à la question.

« Quand c’était à 40 000 F, je gagnais à peine 30 000 », a lancé cette tenancière d’un pressing à Abomey-Calavi ayant requis l’anonymat.

Les opérateurs économiques, quant à eux, demandent que cette décision soit assortie de mesures devant en faciliter le respect, vu le contexte économique instauré par le Code général des impôts 2022. « Il ne s’agit pas d’augmenter pour augmenter. Il faut alléger les taxes aux entreprises pour nous faciliter la tâche », a recommandé Hilaire, chef d’entreprise.

Joseph Tomondji



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