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Politique

Visite du roi des Belges en RDC, réécrire l’histoire d’un passé omniprésent dans les esprits

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Après plusieurs reports, le roi des Belges, Philippe, se rendra pour la première fois en République démocratique du Congo (RDC) du 7 au 13 juin. Une visite officielle pour tourner la page de la colonisation et tenter de renouer une nouvelle relation entre les deux pays, mais qui aura peu d’impact sur la vie des Congolais. C’est l’information à la une des journaux de la RDC.

Entre le Royaume de Belgique et la République démocratique du Congo, c’est l’histoire d’un passé omniprésent dans les esprits de deux peuples. En venant visiter son ancienne colonie, le roi des Belges le sait pertinemment bien, lui qui, dans un passé récent, a courageusement reconnu les erreurs commises pendant la colonisation au Congo, écrit Le Potentiel.

À Kinshasa, il prononcera un discours devant le parlement congolais. Certainement, ce sera un vrai mea culpa sur ce passif très lourd. Mais en réalité, les Congolais qui ont d’autres préoccupations actuellement-guerre civile, crise économique, corruption…, -veulent entendre un autre discours que ceux stéréotypés et protocolaires habituels.

Dans le même ordre d’idées, Le Journal fait remarquer que pour Bruxelles, ce voyage est surtout une occasion de tourner la douloureuse page du passé coloniale avec les Congolais.

A en croire le tabloid, cette visite est éloignée des préoccupations des Congolais. Toutes ces bonnes intentions ont pour but de retisser de meilleures relations entre Bruxelles et son ancienne colonie, mais surtout de séduire les Congolais. La Belgique veut montrer qu’une autre coopération est pos sible avec le Congo. Une « opération séduction » qui se déroule alors que l’Europe perd sérieusement du terrain en Afrique. La Russie, la Turquie et la Chine sont maintenant omniprésentes.

Loin des effets néfastes RDC-Belgique, La Prospérité estime que cette visite est un pari gagné pour Félix Tshisekedi dont la stratégie diplomatique aura ainsi permis de restaurer la confiance et de resserrer les liens de coopération entre Kinshasa et Bruxelles.

A en croire le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la visite officielle du couple royal belge doit être inscrite dans le cadre des progrès accomplis graduellement par le Président Félix Tshisekedi, dès l’aube de son accession à la Magistrature suprême, dans le raffermissement des relations bilatérales entre la République Démocratique du Congo et la Belgique. Ce qui paraît, à ses yeux, comme un point de plus dans la stratégie diplomatique du Chef de l’Etat qui a pu raviver les relations entre les deux pays.

Abordant toujours la question de la visite du couple royal belge, l’Agence congolaise de presse (ACP) annonce que le 20 juin courant, la justice belge restituera à la famille Lumumba la relique – une dent – du héros national Patrice Emery Lumumba, assassiné au Katanga le 17 janvier 1961. Cet acte offrira aux peuples congolais et belge une nouvelle occasion de raffermir leurs liens historiques, en tournant résolument le regard vers l’avenir.

D’autre part, dans ce domaine de la restitution, la Belgique a décidé de restituer à la RDC la propriété de certaines œuvres d’art dérobées par des colons pendant la période coloniale. En février dernier, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a reçu de son homologue belge, Alexander De Croo, au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren (MRAC), un inventaire d’objets d’art congolais ramenés en Belgique durant la période coloniale. Il s’agit d’un répertorie de 84.000 (quatre-vingt-quatre mille) objets ramenés du Congo et conservés au MRAC.

Dans un autre registre, L’Avenir renseigne que le M23 joue la stratégie de ‘bouclier frontalier’.

Lorsque l’on est en face des voisins dont certains rapports et cartographies sécuritaires du conseil de sécurité dénoncent des politiques déstabilisatrices. Cela étant, l’on est dans l’obligation de faire preuve d’intelligence stratégique face au malin. Eviter de tomber dans le piège du voisin dont le valet qui joue au bouclier frontalier pour trouver alibi et prétexte pour agresser le pays en alléguant le droit de poursuite que vous n’avez pas brandit malgré des éléments de preuves d’agression en votre possession, analyse le quotidien.

Radio Okapi


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