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Péage de l'autoroute de Grand-Bassam : un coup de massue sans aucune communication

Publié le :

Le CICG a changé de patron

L’autoroute de Grand Bassam (Sud-Est d’Abidjan), source de soulagement au moment de son ouverture en 2015 est en passe de devenir objet d’une grogne sociale. Et pour cause, c’est avec stupéfaction que les Ivoiriens notamment les usagers de cet axe international prévu pour rallier la ville de Lagos au Nigéria, ont appris sur les réseaux sociaux la tarification à fixer  à ce poste de péage.

Ainsi, depuis le vendredi 24 juin 2022, les véhicules légers dits de la catégorie 1 sont taxés à la somme de 1000 FCFA au poste de péage. Pour la catégorie Intermédiaire, c’est 1 500 FCFA qu’il faut désormais débourser. Les poids lourds et autocars à deux essieux quant à eux paient 2 500 FCFA pendant que les poids lourds et véhicules de 3 essieux doivent s’acquitter de la somme de 3 500 FCFA.


Au-delà des coûts exorbitants pour des transports tarifés pour certains à 500 FCFA, c’est la stratégie de communication et d’information du gouvernement qui est pointée du doigt. L’information relative au tarif du péage n’a connu aucune période de sensibilisation notamment dans les localités de Grand-Bassam, Bonoua, Aboisso et autres, fortement impactées par cette décision. Pour rappel, l’ancienne route de Grand Bassam, dessert des villages mais aussi des cités nées de la mise en œuvre de promotions immobilières.

L’information a fusé de toutes parts sans qu’un sentiment de coordination ne s’en dégage. Il semble qu’il n’ya aucune véritable stratégie de communication.

Certaines populations continuent même d’espérer que la mesure soit modifiée.

Cette information arrive comme un coup de massue sur les acteurs des transports mais aussi sur le budget des populations circulant sur cet axe pour leurs activités quotidiennes. Cependant, en impliquant en amont la télévision, les radios de proximité et les journaux, l’information aurait certainement mieux été reçue.

Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure, certains prix dans le transport des localités concernées ont pris l’ascenseur. Pour ceux qui ne veulent pas payer au péage, le choix de passer par l’ancienne route a été fait avec pour bonus, les ralentissements et les embouteillages aux heures de pointe. Un motif supplémentaire de frustrations pour des citoyens qui ont le sentiment d'être exclus de l'utilisation, à coût raisonnable, d'une belle infrastructure financée, ne serait-ce qu'en partie, par les contribuables.


Samuel Tia





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