publicité

Societe

Côte d’Ivoire. À Abidjan, à bord du dernier bus

Publié le :

Illustration des mouvements à l'intérieur après montée

« Emprunter le bus à la gare d’Adjamé, la nuit, c’est compliqué et stressant », affirme la rumeur. Quand on se prend pour Saint Thomas, on veut voir pour croire. Et on y va !

Il est 20 h 15. Nous sommes à Adjamé, à la grande gare des autobus de la Société des Transports abidjanais (SOTRA). C’est l’heure des derniers départs du jour. Presque toutes les communes sont desservies à partir de cette gare. D’ici, il y a des lignes de bus qui vous mèneront à Koumassi, Treichville, Marcory, Port-Bouet, Attécoubé, Abobo, Yopougon. Personne ne veut rater son “vol”. Le prix, c’est 200 F. C’est abordable. A pareille heure, le taxi coûterait au moins 1000 F pour la commune la plus proche d’Adjamé. Avec le bus, on fait des économies. Mais on perd du temps.

Désordre et…

Notre destination, c’est Koumassi, avec le bus numéro 11. Généralement, il est rapide. Le quai est déjà bondé de monde. En principe, un seul bus ne peut pas contenir ce grand nombre de passagers. Nous avons noté, sur une affiche à l’intérieur du bus, qu’il y a 32 places assises et 65 places debout. Le quai en fer, qui sert de lieu d’attente et conduit vers la montée du bus, est débordé. Certains refusent de suivre le rang dans le quai ; d’autres quittent carrément le rang pour amplifier le désordre. Certaines personnes, notamment des femmes, négocient avec le machiniste pour entrer avant qu’il ne vienne accoster. Les plus âgées ont bénéficié de la bienveillance du machiniste.


… bousculade


Ainsi, le bus arrive au quai avec la moitié des places assises déjà occupée. Pour le peu de places qu’il reste, la lutte sera rude pendant la montée.

Le bus est là, les portes sont ouvertes. La bousculade commence. Une femme bien en chair se précipite pour monter. Elle est vite rattrapée, bousculée et piétinée par ceux qui suivent. Dans le cafouillage on l’aide à se relever. Elle aura une place quand même.

Il fait déjà chaud, le bus est complètement bourré. Il faut faire attention à ne pas se faire voler. Le bus va lentement à cause de l’embouteillage. Pendant ce temps, on continue d’acheter les tickets. On “s’associe” entre nous les passagers pour anticiper d’éventuels problèmes de monnaie. L’argent regroupé passe de mains en mains pour atteindre le machiniste.

Machiniste et vendeur de tickets : un gros risque


Le vendeur de ticket, c’est le machiniste, le chauffeur du bus lui-même. En pleine conduite, il vend les tickets. Un gros risque. Cela diminue l’attention au volant. Le téléphone est interdit au volant, on devrait aussi interdire aux machinistes de vendre les tickets. La SOTRA a supprimé le poste des receveurs depuis les années 2000. On peut les ramener. C’est à la fois une solution pour le civisme routier et l’emploi de jeunes auxquels l’année 2023 est dédiée.

Dès que notre bus a pu trouver un chemin d’accélération en dehors des embouteillages, on a commencé à respirer du vent frais tranquillement. C’est une tranquillité éphémère. Puisque M. Droh va déchirer ce silence paisible pour nous parler de son médicament. M. Droh, dit Jaguar, a quinze ans d’expérience dans la vente de médicaments traditionnels dans les bus. Ce soir, il propose aux femmes son remède d’enfantement au prix de 4600 F. Il explique et vend son produit sur des airs de comédie et d'ironie. Il a détendu l’atmosphère. On ne s’est pas ennuyé finalement jusqu’au terminus à Koumassi. Il était 21 h 10 quand le dernier passager que nous sommes, descendait.


Moussa I. Koné


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 février 2026

Crise sécuritaire en RDC : l’opposition sollicite la MONUSCO pour inciter Félix Tshisekedi à décrisper le climat politique

10 février 2026

Football : N’Golo Kanté brille pour ses débuts avec Fenerbahçe

10 février 2026

Musique et Lifestyle : Fally Ipupa, nouvel ambassadeur panafricain de Beaufort Lager

10 février 2026

Diplomatie : Oligui Nguema aux Émirats arabes unis pour consolider un partenariat économique majeur

10 février 2026

Les menaces et “intimidations” américaines ne sont pas “finies”, avertit Macron: “N’y croyez pas une seconde



Fanico

Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970
Yolande Yacé 27 novembre 2025
Concours Miss Univers : Olivia a reçu la couronne du monde entier


publicité
publicité