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Côte d’Ivoire . Tel un père, le juge déconseille la prostitution à 4 jeunes filles

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« Ne vous exposez pas. Le corps de la femme est très sacré. Il y a trop d’esprits démoniaques dehors la nuit, qui peuvent vous nuire », a conseillé le juge à quatre jeunes filles qui comparaissaient devant le tribunal des flagrants délits d’Abidjan Plateau le 20 juin 2023 pour répondre des faits de racolage.

« La police mondaine ne se promène pas dans les bars pour prendre des prostituées. C’est dans la rue à Marcory zone 4, que vous avez été interpellées », a rappelé la procureure aux prévenues.

En effet, quatre jeunes filles dont trois Nigérianes et une Ivoirienne ont été interpellées par les éléments de la police mondaine dans la commune de Marcory, alors qu'elles étaient en pleine rue, habillées de petites tenues laissant apparaître leurs corps. Elles abordaient ainsi les passants, en leur proposant l’entretien de rapports sexuels, moyennant bien sûr de l’argent. Ce qui est interdit et puni par la loi. Elles ont donc été arrêtées et conduites devant le juge.

A la barre, elles ont raconté qu’elles étaient en train de fêter l’anniversaire de l’une de leurs camarades. Elles étaient donc habillées en tenues de fête. Argument que la procureure a battu en brèche, en leur rappelant comment elles ont été arrêtées. Avant d’expliquer aux trois Nigérianes comment les réseaux de prostitution fonctionnent depuis le Nigéria. En effet, des proxénètes se rendent au Nigéria et recrutent des jeunes filles en leur promettant des emplois juteux en Côte d’Ivoire. Mais une fois dans ce pays, ces proxénètes qui ont été elles-mêmes prostituées, exigent que les jeunes filles se prostituent de sorte à leur rembourser tout ce qu’elles ont dépensé comme frais de transport. Ainsi piégées, ces filles sont dans un premier temps obligées de se livrer au commerce du sexe, pour rembourser lesdits frais. Malheureusement, le faisant, elles y prennent goût progressivement, au point de finir par devenir de véritables professionnelles, voire des proxénètes, qui vont à leur tour, recruter d’autres filles au Nigéria. Un cercle vicieux dont la procureure souhaite le démantèlement. « Dénoncez ces personnes qui vous entraînent dans la prostitution », leur a-t-elle dit avant de requérir contre elles, 1 mois de prison ferme et 50 000 FCFA d’amende. Dans la même veine, le juge leur a prodigué le conseil de protéger leurs corps, en abandonnant ce métier, qui ne leur fait pas honneur. Puis, tel que l’avait requis la procureure, il les a condamnés à 1 mois d’emprisonnement ferme, assorti d’une amende de 50 000 FCFA.

Diomandé Karamoko



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