publicité

Politique

Bisbilles entre le PPA-CI et le PDCI en vue des municipales à Abidjan : C’est le RHDP qui se frotte les mains

Publié le :

Les municipales et régionales du 2 septembre prochain, suscitent la passion et aiguisent les appétits en Côte d’Ivoire. Et comme toujours en pareilles circonstances, les alliances entre partis politiques qui font leur, l’adage selon lequel « l’union fait la force », ne manquent pas. C’est le cas entre le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de l’ex-président Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de son homologue Henri Konan Bédié. Les deux principaux partis de l’opposition ont décidé de mutualiser leurs forces, face au parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) du président Alassane Dramane Ouattara (ADO), pour se donner les meilleures chances de remporter le maximum de sièges d’élus municipaux et régionaux. Une alliance aux termes de laquelle les deux poids lourds de l’opposition ivoirienne, sont parvenus à s’accorder sur la présentation de listes communes dans la majeure partie des régions du pays, au terme d’intenses négociations entre les deux leaders.

Le PDCI et le PPA-CI gagneraient à accorder leurs violons


Malheureusement, la symphonie reste encore inachevée puisqu’en plus de quelques régions de l’intérieur du pays comme le Sud-Comoé, le Guemon, l’Indénié Djuablin ou encore le Loh-Djiboua où chacun des partis fera cavalier seul, des divergences persistaient encore dans le district d’Abidjan, à quelques heures de la clôture des dépôts de candidatures dont l’échéance a été reportée du 19 au 23 juillet 2023 par la Commission électorale indépendante (CEI), suite à une requête des deux principaux partis de l’opposition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les partis politiques ivoiriens sont véritablement engagés dans la bataille en vue de ces élections de proximité dont les enjeux sont de consolider leurs bases respectives dans la perspective des législatives et de la présidentielle à venir. Et dans le cas d’espèce, ces élections municipales et régionales sont l’occasion rêvée pour chaque parti, de jauger son assise et sa popularité auprès des électeurs. Et cela est de bonne guerre. Car, c’est de leur assise populaire que les partis politiques tirent la substance de leur force pour nourrir des ambitions nationales en s’attirant la confiance des électeurs dans les urnes. C’est pourquoi, à la faveur de ces municipales qui s’annoncent d’ores et déjà très disputées, le PDCI et le PPA-CI gagneraient à accorder leurs violons et à trouver un modus vivendi, s’ils veulent se donner les chances de gagner la bataille d’Abidjan. Autrement, si les divergences entre les alliés devaient persister jusqu’au bout, au point d’être préjudiciables à la présentation d’une liste commune, c’est le RHDP qui se frotterait les mains. Déjà, le parti au pouvoir est en ordre de bataille avec des candidats et pas des moindres, et s’apprête à déployer son armada avec pour seul objectif de faire une razzia pour renforcer sa domination sur la scène politique ivoirienne.


Ces élections de proximité s’annoncent aussi comme un combat de pachydermes entre les trois mastodontes de la scène politique ivoirienne


Car, il n’est un secret pour personne que les municipales d’aujourd’hui posent les jalons des législatives et de la présidentielle de 2025. C’est pourquoi la meilleure stratégie pour l’opposition, devrait consister à prendre en compte, de part et d’autre, le poids des candidats et des partis politiques dans les différentes communes pour positionner les têtes de liste. Et dans le cas d’espèce, pour prendre le seul exemple de la commune de Yopougon qui est la plus grande commune de la capitale économique et qui est connue pour être le fief de Laurent Gbagbo, ce front de l’opposition ne doit pas se tromper dans le choix de son représentant, au risque de voir ces bisbilles profiter au candidat du RHDP. En tout état de cause, avec l’effervescence des candidatures aux municipales et aux régionales, la classe politique ivoirienne prouve une fois de plus qu’il n’y a pas de petite élection au pays d’Houphouët Boigny. Et au-delà des programmes des candidats, il ne fait pas de doute que les mallettes d’argent vont encore circuler. C’est dire si ces élections de proximité au pays de l’Eléphant, s’annoncent aussi comme un combat de pachydermes entre les trois mastodontes de la scène politique ivoirienne. En tous les cas, ces alliances entre frères d’aujourd’hui et ennemis d’hier, sont la preuve qu’en politique, tout reste du domaine du possible sous nos tropiques. Reste maintenant à espérer que les acteurs de la scène politique ivoirienne, dans leur ensemble, auront tiré suffisamment leçon de la parenthèse douloureuse de 2010-2011, pour éviter que ces consultations électorales ne se transforment en batailles de tranchées susceptibles de mettre à mal la paix et la cohésion sociale. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de ça.

« Le Pays »


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 février 2026

Crise sécuritaire en RDC : l’opposition sollicite la MONUSCO pour inciter Félix Tshisekedi à décrisper le climat politique

10 février 2026

Football : N’Golo Kanté brille pour ses débuts avec Fenerbahçe

10 février 2026

Musique et Lifestyle : Fally Ipupa, nouvel ambassadeur panafricain de Beaufort Lager

10 février 2026

Diplomatie : Oligui Nguema aux Émirats arabes unis pour consolider un partenariat économique majeur

10 février 2026

Les menaces et “intimidations” américaines ne sont pas “finies”, avertit Macron: “N’y croyez pas une seconde



Fanico

Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970
Yolande Yacé 27 novembre 2025
Concours Miss Univers : Olivia a reçu la couronne du monde entier


publicité
publicité