publicité

Societe

Mauritanie : une candidate au bac incarcérée pour blasphème

Publié le :

En Mauritanie, une candidate à l’examen du baccalauréat a été arrêtée mercredi 26 juillet.

Il lui est reproché d’avoir blasphémé contre le prophète Mohammed sur sa copie d’examen.

Une jeune fille de 19 ans est détenue depuis mercredi 26 juillet, à la prison des femmes de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie. Elle a été inculpée et écrouée « pour irrespect et moqueries envers le prophète ainsi que pour usage des réseaux sociaux pour atteindre (les) saintes valeurs de l’islam ».

L’affaire a été révélée début juillet par un correcteur du bac qui a dénoncé les écrits de la lycéenne sur Facebook. Il avait publié la copie incriminée sur sa page mais en la rendant volontairement illisible. Cette publication avait été largement relayée par les médias et les réseaux sociaux par des Mauritaniens qui critiquaient le laxisme du gouvernement.

Les contenus en arabe reprochés à l’élève dans un lycée public à Atar, une ville touristique dans le nord du pays, n’ont pas été précisés par la source judiciaire. Cependant les médias locaux et des publications sur les réseaux sociaux évoquent des « atteintes à la moralité du prophète » Mohammed. Le résultat de son examen n’a également pas été communiqué.

Islam, religion d’État

La Mauritanie compte 4,5 millions d’habitants dont l’écrasante majorité (99,1 %) est musulmane. L’islam est la religion d’État. Depuis le 27 avril 2018, le blasphème est puni par la peine de mort. Cette loi supprime la possibilité de se repentir pour certaines infractions liées à l’apostasie et rend la peine de mort obligatoire en cas de « propos blasphématoires » et d’« actes sacrilèges ». Selon les dispositions du texte de loi, « chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mohammed), Paix et Salut sur Lui, ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir ».

Le texte adopté par l’Assemblée nationale mauritanienne en avril 2018, prévoit par ailleurs une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 600 000 ouguiyas (environ 13 804 €) pour « atteinte à la décence publique et aux valeurs de l’islam » et « non-respect des interdictions prescrites par Allah » ou facilitation de leur non-respect.

Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, le blogueur mauritanien Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheïtir a été condamné à mort pour blasphème en 2019 après un article dénonçant, selon lui, l’utilisation de la religion pour justifier certaines discriminations, dont celles visant sa communauté, les Maalmines (forgerons), en Mauritanie.

Il a été remis en liberté au bout de cinq ans de détention et est ensuite parti à l’étranger.


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 février 2026

Crise sécuritaire en RDC : l’opposition sollicite la MONUSCO pour inciter Félix Tshisekedi à décrisper le climat politique

10 février 2026

Football : N’Golo Kanté brille pour ses débuts avec Fenerbahçe

10 février 2026

Musique et Lifestyle : Fally Ipupa, nouvel ambassadeur panafricain de Beaufort Lager

10 février 2026

Diplomatie : Oligui Nguema aux Émirats arabes unis pour consolider un partenariat économique majeur

10 février 2026

Les menaces et “intimidations” américaines ne sont pas “finies”, avertit Macron: “N’y croyez pas une seconde



Fanico

Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970
Yolande Yacé 27 novembre 2025
Concours Miss Univers : Olivia a reçu la couronne du monde entier


publicité
publicité