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Bonoua/ Culture de l’ananas: Planteurs et entreprises attendent plus de l’Etat(3/3)

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Les pouvoirs publics ont initié des actions d’appui au profit des exploitants individuels comme des coopératives, dans la noble optique de faire repartir la production de l’ananas à Bonoua. Toute chose que les paysans apprécient, même s’ils dans le même temps, qu’il en faut davantage, pour un repositionnement efficient de cette filière agricole. Aboa Louis, planteur révèle : « l’Etat nous a soutenu à l’occasion de la COVID-19, à travers le Programme d’urgence du secteur de l’agriculture (Purga 1 et 2), en nous apportant une aide financière également. En plus, il n’y a pas longtemps, le ministre Komenan Kouassi Adjomani nous a offert un tracteur. Mais, nous avons besoin de financement plus consistant, pour que la culture de l’ananas puisse être relancée comme il se doit », déclare-t-il . Comme lui, Ayémou Patrice un autre producteur affirme : « ce sera bénéfique pour les producteurs. Nous producteurs, voulons travailler. Il faut que l’Etat nous aide. Il a déjà commencé, il faut qu’il continue ».

Ouvrir la filière aux jeunes

Il continue son plaidoyer, cette fois au profit des jeunes « En sachant que pour faire un hectare d’ananas, il faut en moyenne 3,5 millions de Fcfa, si nous voulons inscrire la culture de l’ananas dans le projet des jeunes, cela veut dire qu’il faut donner trois ou quatre millions à un jeune pour faire un hectare d’ananas. C’est en cela qu’on demande à l’Etat de financer la culture. Ainsi, nous prendrons les dispositions pour accompagner les jeunes, surtout que cette année est décrétée ‘’année de la jeunesse’’. Parce que la culture de l’ananas nourrit son homme. Lorsque vous arrivez à Bonoua, la plupart des réalisations individuelles ou privées que vous voyez, sont le fruit de l’ananas culture ». Il convient de noter que le prix actuel du kilogramme de l’ananas varie entre 135 et 145fcfa. Un hectare d’ananas bien entretenu produit en moyenne 55 tonnes.

Les sociétés qui évoluent dans la filière de l’ananas à Bonoua, ont vécu et continuent de vivre différemment les effets de la baisse de production de l’ananas. Mais tout dépend de leur rapport avec les producteurs. Au niveau de la société de culture bananière (SCB) qui est une multinationale tournée essentiellement vers l’exportation de ses produits, il n’y pas de péril en la demeure. D’autant plus que, possédant ses propres plantations d’ananas, cette société ne dépend pas des planteurs.

En ce qui concerne la société Atou Ivorio qui se veut fournisseur du marché local, sa politique consiste à donner des coups de pouce aux planteurs, afin de booster leurs productions. A en croire notre contact qui a requis l’anonymat, en 2022, cette entreprise a eu 6 mille tonnes. La prévision de 2023 est de 10 mille tonnes. « Nous sommes une société en restructuration, vous l’avez constaté certainement en venant me voir », nous indique Amani, chargé des relations entre l’entreprise Fruinov et les planteurs. Il nous confie : « nous n’avons pas nos propres plantations. Nous nous appuyons essentiellement sur la production des planteurs pour faire fonctionner nos machines. Du coup, la baisse de production de ces derniers plombe notre activité » indique-t-il. Et de poursuivre « toutes les machines que vous avez vues dans l’atelier, sont conçues pour tourner 24h/24. Mais faute de matière première, nous sommes obligés de les mettre à l’arrêt par moment » a regretté Amani.

Pour avoir une idée de ce que les pouvoirs publics prévoient en termes d’appui à ces entreprises dans le projet de relance de la culture de l’ananas qu’ils concoctent, nous avons adressé un courrier, en date du 15 juin 2023, au ministère d’Etat, ministère de l’agriculture et du développement rural, comme demandé pour un entretien. Après nous avoir demandé d’adresser par Email les questions que nous voulions poser, notre demande est restée sans suite.

Trésor Doudou


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