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Politique

Côte d’Ivoire/ Conseil des ministres : « Une grève illicite et injustifiée »

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Lors de son point de presse tenu à l’issue du Conseil des ministres du 16 octobre 2024, le ministre Amadou Coulibaly porte-parole du gouvernement n’a pas donné dans la dentelle à l’égard des grévistes. Il a jugé la grève de 72 heures décrétée par des syndicats d’enseignants, du personnel de santé, de ceux des affaires sociales et du ministère de la Femme de la famille et de l’enfant d’illégale et injustifiée.

Pour le porte-parole du gouvernement, ces agents n’avaient pas besoin de faire la grève pour obtenir satisfaction quant à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « La gouvernance du Président Alassane Ouattara est une gouvernance qui est ouverte au dialogue. Tout ce qui a été obtenu par les travailleurs l’a été sans qu’il y ait grève. Je peux citer entre autres le déblocage des salaires qui étaient bloqués pendant 25 ans. Il y a eu des avancements qui ont été obtenus par les travailleurs », a-t-il rappelé. Dans le cadre du dialogue social, a poursuivi Amadou Coulibaly, il y a eu aussi des avantages qui ont été acquis comme les indemnités de logement, l’augmentation de la prime de transport ou encore l’allocation familiale sans qu’il n’y ait eu de grève. Tout cela a été obtenu dans la concertation et dans la discussion. Il regrette que des syndicats se mettent en grève malgré ce cadre de dialogue social qui avait permis d’obtenir une trêve sociale. « Il y a un mécanisme qui est mis en place. Le ministère de la fonction publique a mis à l’intérieur de chaque ministère, ce qui est appelé le comité sectoriel du dialogue social », a fait remarquer le porte-parole du gouvernement. Lorsqu’une corporation d’un secteur donné a des revendications, si elles sont portées au niveau de ce comité sectoriel, les solutions seront trouvées. Dans le cas contraire, l’affaire est portée au niveau du comité de la fonction publique. S’il n’y a pas d’issue, c’est le comité consultatif du dialogue social qui se réuni pour analyser les problèmes qui n’ont pas pu être réglés dans le cadre du comité sectoriel. Si le comité ne trouve pas de réponse, le Premier ministre est alors saisi. « Aucune de ces étapes n’a été respectée. Voilà pourquoi nous estimons que cette grève est illégale », a précisé le ministre Amadou Coulibaly. Il a ajouté également que la grève est injustifiée car le dialogue se poursuit et les signataires de la trêve sociale continuent les discussions. Il a aussi fait remarquer qu’il il n’y a aucun document de fond dans la requête de ceux qui ont décidé d’aller en grève. « Vous décidez d’aller en grève pour réclamer ce que vous appelez prime trimestrielle d’incitation. A quoi correspond cette prime ? », a-t-il interrogé avant d’insister une fois de plus, pour dire que la grève est injustifiée.

Faisant le bilan de cette grève, le porte-parole du gouvernement a noté que c’est seulement au niveau de l’éducation qu’elle a été observée. Dans les écoles primaires publiques 80% des enseignants étaient à leur poste. Au niveau du secondaire public, environ 50% des enseignants ont travaillé. Dans le privé il y a eu cours.

Pour le porte-parole du gouvernement, ceux qui ont fait la grève dans les établissements secondaires publics connaissent la loi. « Ils savent ce à quoi ils s’exposent. Ce n’est pas nouveau. Ce sont des jours de travail non assurés. Vous ne pouvez pas être payés. Quand on met une organisation syndicale en place et qu’on décide d’aller en greve, c’est qu’on a anticipé sur ces questions », a-t-il prévenu.

Diomandé Karamoko


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