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Culture

Grand Bassam: L’Abissa ou '' le nouvel an '' pour le peuple N'zima Kotoko

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La fête de l'Abissa 2024 prend fin ce dimanche 3 novembre par une partie de fanfare sur la place publique au quartier France à Grand Bassam. Quelle est la signifacation de l'Abissa pour le peuple N'zima Koto situé dans le sud-ouest ivoirien ?

Somptueusement vêtus, d’autres habillés de façon loufoques, badigeonnés de kaolin, prennent part, tous les soirs à cette fête de réjouissance et de purification.

La danse également est au rendez-vous. L'Abissa marque aussi le début du nouvel an pour le peuple Kotoko.


Pour marquer l'entame de cette période importante, ponctuée par la promotion des valeurs, de solidarité et de partage, la famille "Nvavile", l'une des sept familles composant le peuple Nzima --possède la particularité d'avoir découvert la danse Abissa-- a remis l' "Edo Ngbolè", le tambour sacré, à Sa Majesté Amon Tanoé Désiré, Roi des N'zima Kotoko .

Ce geste montre le rôle éminent et central du Roi dans la célébration de l'Abissa.


Selon les conseillers du roi des N’Zima, « l'"Abissa" est une plage offerte à tous ceux qui ont commis des fautes graves de se repentir publiquement afin d'obtenir le pardon du peuple », Avant de préciser que les bonnes oeuvres étant aussi mises à nue publiquement, les fils et filles N'Zima exemplaires sont honorés solennellement. Toutefois, tout cela se passe dans la convivialité et la démocratie. C'est un grand moment de libération de la parole sans risque de châtiments.


L' ''Abissa'' constitue également une occasion unique de retrouvailles annuelles des sept familles composant la communauté N'Zema, communément appelée Appolo, dirigée par son altesse royale Amon Tanoé Désiré.


Les familles profitent de ces grandes rencontres autour du Roi et du tam-tam "Edo n'gbolè" pour formuler des voeux afin d'inciter la notabilité à mieux gérer les affaires de la communauté.


Ces festivités annoncent la fin d'une année et le début d'une autre. Ainsi chaque année, au mois de novembre, durant une semaine, les N'Zema se retrouvent pour sacrifier au rituel. Elles se déroulent dans un esprit d'union, d'entente et de paix.


Durant cette période, tout individu issu d'une des sept familles, notamment les ‘’N'Vavilé’’, les ‘’Mafole’’, les ‘’Allôwoba,’’ les ‘’N'Djaoufo’’, doit se débarrasser de toute haine et rancoeur pour se laisser emporter par la gaieté.


L'"Abissa" consolide les liens entre les vivants et les morts, mais également permet de renouveler l'alliance du peuple N'Zima avec "Afoantchè", génie ayant transmis cette danse au peuple.


C'est une danse sacrée de purification qui se déroule en trois étapes: le ‘’Siedu’’, le ‘’Gouazo’’ et le ‘’Ewudolé’’, dit-on.


Le ‘’Siedu’’ ou la retraite du tam-tam "Edo-n'gbolé" représente la première étape fondamentale de cette manifestation de haute portée culturelle, mais surtout la phase mystique de la cérémonie. Cette retraite a lieu une semaine avant la cérémonie officielle de l'"Abissa".


Elle débute avec le respect de tous les interdits. Aucun autre tam-tam ne doit résonner, tous les féticheurs s'abstiennent de toutes pratiques.


En cas de décès, la famille éplorée doit s'efforcer de contenir ses larmes. Les funérailles n'auront lieu qu'après la fête, aucun enterrement n'étant autorisé pendant la période.


Le non respect de ces interdits expose les récalcitrants au châtiment du génie "Afoantchè". Ces derniers sont appelés à mourir avant le prochain "Abissa", souligne-t-on.


Le ‘’Gouazo’’ ou la sortie de l'"Abissa" a lieu huit jours après le ‘’Siedu’’. Cette étape témoigne de la reconnaissance du droit de propriété de "l'Abissa" à la grande famille N'Vavilé, dépositaire de la danse.


Les anciens offrent de la boisson à cette famille afin d'obtenir sa permission et ses bénédictions pour un bon déroulement de la fête, note-t-on.


Le ‘’Ewudolé’’ marque l'apothéose de "l'Abissa". C'est l'étape de la grande réjouissance carnavalesque où l'on découvre des déguisements de tous genres; notamment des hommes travestis, des personnes masquées qui dansent tous au rythme de la fanfare.

Théodore Kouadio


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