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Politique

Nous allons protéger les Noirs, les Latinos, les Asiatiques…(Brandon Johnson )

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Brandon Johnson invite les policiers municipaux à ne pas laisser les fédéraux entrer dans les habitations.  

La nouvelle administration américaine prévoit de mener ses premières opérations d’expulsion d’immigrés clandestins dans la troisième plus grande ville des États-Unis.

Peur sur la ville. Donald Trump promet «la plus grande opération d’expulsion de l’histoire». Et son collaborateur Tom Homan, chargé du contrôle des frontières, a cité Chicago parmi les premières villes qui seront ciblées par des actions de police contre les clandestins. Face à cette offensive sur la métropole de l’Illinois, le maire promet de résister. «Nous allons rester fermes, nous allons protéger les sans-papiers. Nous allons protéger les Noirs, les Latinos, les Asiatiques», a affirmé Brandon Johnson dans une allocution publique. Avant d’ajouter : «L’hostilité qui règne dans cet espace politique est déraisonnable et dangereuse.»

Que la nouvelle administration choisisse de faire de Chicago un laboratoire de sa politique d’immigration ne relève pas du hasard. Longtemps surnommée «capitale du crime», la ville est aujourd’hui en proie à une immigration très forte. Selon CBS News, 20.000 migrants auraient rejoint Chicago entre 2022 et 2023, la plupart originaires du Vénézuela. Une partie d’entre eux provient de convois envoyés vers l’Illinois par le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott. Ce dernier comptait exporter au cœur des bastions démocrates de la côte Est, la crise migratoire que subissent les états du Sud. Au-delà de cet afflux récent et contraint, la mairie de Chicago propose depuis de nombreuses années une politique accueillante à l’égard des personnes en situation irrégulière.

Chicago, «une ville sanctuaire» pour les immigrés illégaux

Adopté en 2017, l’Illinois Trust Act encourage une plus grande confiance entre les communautés d’immigrés et les services étatiques en charge de la loi. Cette tendance pro-immigration remonte à 1985 et un décret exécutif pris par le maire de l’époque, Harold Washington, faisant de Chicago «une ville sanctuaire». Cette ordonnance interdisait à la police et aux agents municipaux d’interroger les résidents sur leur statut légal et mettait fin à la coopération avec les autorités fédérales de l’immigration. Elle est toujours appliquée aujourd’hui.

Brandon Johnson, tenant de cette politique, a émis plusieurs recommandations à l’intention des populations immigrées de Chicago : ne pas autoriser les agents de l’ICE (ndlr, l’United States Immigration and Customs Enforcement, l’agence chargée du contrôle des frontières et de l’immigration) à pénétrer dans «des lieux privés ou sensibles», exiger des copies des mandats d’arrêt voire prendre des notes écrites du déroulement d’une intervention. «Peu importe qui occupera la Maison Blanche, notre ville sera toujours un lieu d’accueil et d’inclusion. Notre combat pour la justice et l’égalité ne faiblira jamais», a-t-il écrit sur X.

Personne n’est à l’abri. Si les gens sont dans le pays illégalement, ils ont un problème

Tom Homan, collaborateur de Donald Trump, en charge des frontières

Selon Tom Homan, surnommé par Donald Trump «le tsar des frontières», la première étape de l’«Operation safeguard», prévue pour durer jusqu’au 27 janvier, devrait concerner «300 personnes» et mobiliser «150 agents de l’ICE» (ndlr, l’United States Immigration and Customs Enforcement, l’agence chargée du contrôle des frontières et de l’immigration). Dans une interview donnée au média conservateur Fox News, le 17 janvier dernier, il a présenté les grandes lignes de sa méthode : «Nous avons dit à l’ICE : "vous allez appliquer la loi sur l’immigration sans excuses". Vous allez d’abord vous concentrer sur les pires menaces à la sécurité publique, mais personne n’est à l’abri. Si les gens sont dans le pays illégalement, ils ont un problème.»

En 2019, sous le premier mandat de Donald Trump, l’ICE avait expulsé 267.000 personnes rappelle le New York Times . Bien moins que sous Barack Obama, qui avait permis le départ de 400.000 clandestins en un an.


Solène Vary



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