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Politique

Reprise des combats dans l’est de la RDC : Un pied de nez à l’EAC et à la SADC

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La trêve n’aura été que de courte durée. C’est le moins que l’on puisse dire au regard de l’évolution de la situation dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC). En effet, après quelques jours d’accalmie, les combats opposant, d’un côté, le M23 et ses alliés, et de l’autre, les Forces armées congolaises et leurs supplétifs, ont repris de plus belle. Le bilan fait état de plusieurs morts à déplorer dans les deux camps rivaux. Ces combats, faut-il le rappeler, interviennent quelques jours seulement après le sommet conjoint de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à Dar-es Salam en Tanzanie, qui avait appelé à un « cessez-le feu immédiat » dans l’Est de la RDC. Que s’est-il donc passé ? C’est la question que bien des observateurs se posent. En tout cas, si ce n’est pas un pied de nez fait aux dirigeants des deux organisations régionales, cela y ressemble fort. Car, tout porte à croire que le M23, fort de sa victoire militaire à Goma, entend continuer sa progression vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, si fait qu’il continue de mettre la pression sur les positions de l’armée congolaise. C’est dire si le retour de la paix dans l’Est de la RDC n’est pas pour demain la vielle.

Il faut que les Congolais, sans exclusion, acceptent de se parler

Peut-il en être autrement quand on sait que derrière la guerre qui se déroule au Nord-Kivu, se cachent bien des intérêts ? A preuve, il est connu de tous, que le M23 et ses soutiens profitent du chaos qui y prévaut, pour piller les immenses ressources minières du pays (cuivre, cobalt, coltan, tungstène, etc.). Autant dire que la RDC est mal barrée. Car, à ce capharnaüm qui ne dit pas son nom, viennent s’ajouter des violences communautaires dans l’Ituri, complexifiant davantage la situation. Les dernières en date qui ont laissé une cinquantaine de morts sur le carreau, ont été perpétrées par les milices Codeco et Zaïre qui prétendent défendre respectivement les intérêts des communautés Lendu et Hema. Quelle thérapie faut-il donc pour sauver la RDC ? Question à plusieurs inconnues. Mais une chose est certaine. Tant que le président Félix Tshisékedi n’acceptera pas de descendre de son piédestal en œuvrant à un «consensus national », comme le recommandent les religieux, la RDC sera constamment en proie à des spasmes sociaux. Il faut donc que les Congolais, sans exclusive, acceptent de se parler. Cela permettra de poser les vrais problèmes et d’y trouver des solutions. Car, comme le dit un proverbe bien connu, c’est quand le mur est lézardé que des reptiles arrivent à s’y infiltrer. Autrement dit, c’est parce que les Congolais ne sont pas unis que l’ennemi extérieur a su en profiter pour déstabiliser leur pays.

B.O


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