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Politique

Sortie de Trump sur le Lesotho : En attendant la prochaine provocation…

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Chaque fois qu’il prend la parole, il se fait toujours remarquer. Et comme très souvent, ce n’est pas de la meilleure des manières ; tant l’homme tient des propos chocs. Donald Trump, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a encore frappé. Et cette fois-ci, c’est le Lesotho qui a fait les frais des attaques verbales du président milliardaire qui, visiblement, semble adorer prendre tout le monde de haut. En effet, alors qu’il justifiait, le 4 mars dernier, les coupes budgétaires massives dans l’aide des États-Unis à l’étranger, évoquant notamment des «gaspillages», Donald Trump a cité l’exemple du Lesotho où 8 millions de dollars américains seraient utilisés, selon lui, pour promouvoir les LGBT+. Un pays «dont personne n’en a jamais entendu parler», avait-t-il déclaré devant le Congrès américain. Des propos pour le moins condescendants que les autorités de ce pays auraient souhaité ne jamais entendre. Et elles devraient avoir eu les oreilles qui sifflent en écoutant le dirigeant américain parler ainsi de leur pays dans des termes diplomatiquement incorrects.

Donald Trump, c’est le prototype de l’homme d’affaires qui se donne tous les moyens pour arriver à ses fins

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle dérive langagière du président Trump ne passe pas du tout du côté de Maseru dont les autorités n’ont pas caché leur indignation. Dans sa réaction, le lendemain, le gouvernement s’est dit «choqué» et «embarrassé» par ces déclarations, et a promis d’envoyer une lettre de protestation officielle à Washington. Comment tout un président élu peut-il avoir une telle attitude totalement aux antipodes des mœurs diplomatiques envers une nation souveraine avec laquelle son propre pays entretient des relations de coopération? Mais ce n’est pas surprenant de la part de Donald Trump qui, il faut le dire, est coutumier des provocations et des attaques verbales. On se rappelle encore son fameux «Shithole countries», prononcé au cours de son premier mandat où il avait qualifié plusieurs nations africaines ainsi que le Salvador et Haïti, excusez du peu, «de pays de merde». Des déclarations qui, à l’époque, avaient déjà provoqué une levée de boucliers sur la scène internationale, suscitant colère et indignation sur le continent. On se rappelle également sa sortie sur l’Afrique du Sud où il avait ouvertement accusé les autorités de ce pays, de vouloir confisquer les terres alors que le président sud-africain venait de promulguer une loi permettant au gouvernement, dans certaines circonstances et par mesure d’intérêt général, de décider d’expropriations des terres sans compensation. A la suite de ces accusations, vigoureusement démenties par Pretoria, Trump avait annoncé l’arrêt de « tout financement » du pays, le temps d’une enquête. Et récemment encore, le même Trump a littéralement humilié, à la face du monde entier, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui l’avait rencontré en tête à tête dans le Bureau ovale.

L’exercice du pouvoir rime avec un minimum de décence

Visiblement, l’homme d’affaires devenu président, a du mal à s’accommoder des règles élémentaires de bienséance et de diplomatie, qui recommandent respect et courtoisie malgré les différences d’opinions. Ces règles, il n’en a cure. Mais après tout, c’est du Trump tout craché. A cet âge, on ne se refait pas ! Dans son monde, tout est économie et business si fait que la plupart des grandes décisions qu’il a pu prendre depuis son arrivée, tournent autour de ces enjeux. Donald Trump, c’est le prototype de l’homme d’affaires qui se donne tous les moyens pour arriver à ses fins. Nul besoin de rappeler que l’exercice du pouvoir rime avec un minimum de bonnes convenances ; de limites à ne pas franchir. Mais dans le monde de Mister Trump, il n’y a pas de barrières. Narcissique et condescendant, Donald Trump ne voit que les Etats- Unis, dont il a toujours proclamé et vanté la suprématie ainsi que ses velléités de domination. En vérité, ce milliardaire démontre, chaque jour, par ses nombreuses sorties controversées, qu’il se soucie comme d’une guigne des répercussions de ses positions osées et assumées. Etant habitué aux clashs et aux provocations, la question que l’on se pose n’est pas de savoir jusqu’où s’arrêtera l’homme qui trône à la tête du pays le plus puissant au monde, mais qui sera sa prochaine victime.

«Le Pays»


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