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Succession du Pape François : Quelles chances pour l’Afrique ?

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Depuis le 21 avril dernier, l’Eglise catholique est en deuil. Elle est orpheline de son chef et guide spirituel, le Pape François, qui s’est éteint le lundi de Pâques au Vatican, après quelques semaines de convalescence, au sortir d’une hospitalisation pour une pneumonie infectieuse. Au moment où se met progressivement en place l’organisation de ses funérailles, se pose aussi la question de sa succession. Qui sera le prochain pape ? Telle est la question que tout le monde se pose. Une question d’autant plus légitime que, comme dans toute organisation humaine, qu’elle soit laïque, politique ou religieuse, l’Eglise catholique a besoin d’une figure emblématique qui incarne ses valeurs. C’est dire si le siège du défunt pape François ne saurait rester vacant. Du reste, les cardinaux éligibles se réunissent en conclave à partir du 7 mai 2025, à l’effet de choisir le nouveau pape qui doit rassembler au moins deux tiers des suffrages autour de son nom, pour que la fumée blanche sorte de la chapelle Sixtine.

L’Afrique reste aujourd’hui un grand foyer du catholicisme qui est plutôt en net recul en Europe

Et les prétendants à la succession de François, ne manquent pas. Parmi eux, trois noms de cardinaux africains reviennent avec insistance. Il s’agit du Ghanéen Peter Turkson, 76 ans, archevêque de Cape Coast, du Congolais Fridolin Ambongo, 65 ans, archevêque de Kinshasa et du Guinéen Robert Sarah, 79 ans, archevêque de Conakry. Mais quelles chances ces prélats du continent noir ont-ils de déjouer les pronostics pour se hisser sur le siège de Saint-Pierre ? La question est d’autant plus fondée que si ces leaders religieux africains figurent parmi les candidats éligibles au trône papal, ils sont loin d’être les favoris. Déjà, en termes de notoriété et d’influence au sein même de la congrégation mondiale, ils ne paraissent pas lotis à meilleure enseigne que certains de leurs pairs européens, qui sont aussi des prétendants sérieux au poste. Et le fait de ne pas occuper des postes importants au Vatican, paraît un handicap pour les prélats africains. Car, une chose est d’avoir le profil de l’emploi en remplissant les critères d’éligibilité, une autre est d’avoir une véritable assise en terme de pouvoir au sein de l’appareil de l’Etat du Vatican. Ce qui n’est pas le cas des prélats africains. Et puis, aussi suggestive que puisse paraître la question, l’on peut se demander si en dehors du pape François, le Vatican qui a jusque-là toujours été la chasse-gardée des prélats européens, est prêt à ouvrir son trône à un Africain. Et pourtant, l’Afrique ne manque pas d’atouts. A commencer par la population de ses fidèles qui connaît la croissance la plus élevée et la plus accélérée dans le monde. En tout cas, selon les chiffres du Vatican, en 2022, près de 20% des catholiques dans le monde, vivaient sur le continent noir. Des chiffres qui sont en constante progression.

Si l’Afrique ne part pas avec la faveur des pronostics, l’Histoire a montré que l’issue du conclave est souvent imprévisible

C’est dire si l’Afrique reste aujourd’hui un grand foyer du catholicisme qui est plutôt en net recul en Europe. Et si l’Amérique latine a eu son pape avec François l’Argentin, pourquoi pas l’Afrique ? En tout cas, ce serait un choix inédit qui rehausserait d’autant plus l’image de l’Eglise qu’il viendrait battre en brèche l’idée selon laquelle l’Afrique est marginalisée dans les choix ecclésiaux. Tout comme cela contribuerait à démentir certains préjugés qui fondent le pessimisme de nombreux Africains dont la conviction est faite que ce n’est pas demain la veille qu’un des leurs siégera sur le trône de Saint-Pierre. Toujours est-il qu’un tel choix pourrait contribuer à booster davantage le christianisme sur le continent noir. En tout état de cause, avec les obsèques du pape François prévues pour commencer le 26 avril prochain, on peut dire que le compte à rebours a commencé. Et les cardinaux du monde entier sont attendus à Rome, pour accompagner le défunt Saint-Père à sa dernière demeure et désigner ensuite son successeur. Ce sera au cours d’un conclave qui s’ouvrira début mai, et à l’issue d’un vote à bulletin secret. Toujours est-il que si l’Afrique ne part pas avec la faveur des pronostics, l’Histoire a montré que l’issue du conclave est souvent imprévisible et qu’une surprise est toujours possible. Comme en 2013 lorsque le Pape François a été élu, là où beaucoup ne l’attendaient pas.

« Le Pays »


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