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Politique

Côte d’Ivoire. Lida Kouassi et Koné Boubacar en détention, mis en cause par neuf personnes déférées pour « acte de terrorisme » à Yopougon

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Neuf personnes interpellées après les actes de vandalisme dans la commune de Yopougon ont été interrogées et elles ont toutes témoigné que ceux qui les ont incités à agir sont Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la Défense et Koné Boubakar, ambassadeur à la retraite, deux proches collaborateurs de l’ancien Président Laurent Gbagbo. Les deux hommes, convoqués le vendredi 8 août par la police, ont été placés en garde à vue au cours du week-end.

Selon un communiqué du Procureur de la République publié le lundi 11 août 2025, suite aux violences perpétrées dans la nuit du le vendredi 1er août 2025, ayant causé l’incendie d’un bus de la Société des Transports abidjanais (SOTRA) et l’agression des agents de Police dans la commune de Yopougon, l’enquête ouverte a permis d’interpeller neuf personnes, dont Kouamé Oi Kouamé Josué alias « Général Frazao », Zoh Inza Alias « Zoulou » et Gnegbré Kado Jean-Claude alias « Jaguar ». Lors de leurs interrogatoires, les neuf personnes ont fait savoir que leur mission visait à « provoquer une situation de terreur ou d’intimider la population après l’annonce de la candidature du Président de la République à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le mode opératoire consistait ainsi, à incendier des Bus, des stations d’essence, le siège de la Commission électorale locale (CEI de Yopougon Niangon) et les locaux de la Mairie annexe de Yopougon Niangon à gauche », précise le communiqué.

Le Procureur révèle qu’elles ont été déférées le même jour à la Section Antiterroriste du Tribunal d’Abidjan et placées sous mandat de dépôt, pour des délits qualifiées « d’acte de terroriste, complot contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel, dégradation volontaire de véhicule et incendie volontaire de véhicule appartenant à autrui ».

Rappelons que ces actes de violence ont été perpétrés deux jours après que le Président Alassane Ouattara a annoncé, le mardi 29 juillet 2025, sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Si cette annonce a provoqué un immense soulagement au sein des partisans du parti au pouvoir, l’opposition a elle, dénoncé ce qu’elle a appelé une « violation de la Constitution ». Au lendemain des troubles, les premières enquêtes avaient permis déjà de mettre la main sur 11 suspects dont Kouamé Oi Kouamé qui a avoué être un militant du Parti des Peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) et avoir agit pour le compte de celui-ci. Mais ce parti, dirigé par l’ancien Président Laurent Gbagbo, a nié son implication dans ces événements qu’il condamne fermement.

Mouhamed I. Koné


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