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Politique

Côte d’Ivoire. Gouvernement Mambé 2 : entre scepticisme et espoir

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Après l’annonce officielle du nouveau gouvernement ivoirien, marqué par une forte continuité et quelques ajustements, les réactions ne se sont pas fait attendre. À Angré, dans le secteur de la 8ᵉ tranche, étudiants, entrepreneurs, travailleurs et citoyens ordinaires livrent leurs impressions entre espoir, scepticisme et attente de résultats concrets.

Ligué Maya (stagiaire en communication) : « Les ministres connaissent leurs dossiers et cela évite de repartir à zéro »

« Je pense que la reconduction des anciens ministres peut être une bonne chose, car elle permet d’assurer la continuité du travail déjà engagé. Les ministres connaissent leurs dossiers et cela évite de repartir à zéro. Mais en même temps, je trouve que cela peut être mal perçu par une partie de la population, qui attendait du changement et de nouvelles figures. Pour moi, tout dépendra des résultats et de la capacité du gouvernement à répondre aux préoccupations des Ivoiriens. »

Kouassi Jean David (étudiant) : « Il y en a qui sont députés, ce n’est pas correcte »

« Je viens de regarder. J’ai vu plusieurs ministres qui étaient déjà présents avant. C’est plus de la mobilité qu’un nouveau gouvernement. En plus, il y en a qui sont députés. Je pense que ce n’est pas correct. »

Désiré (entrepreneur) : « J’aimerais que l’on nous explique, le rôle du Vice Premier ministre »

« Le rôle du vice-Premier ministre, j’aimerais que l’on nous explique ce que c’est. Est-ce une façon de le former pour être Premier ministre plus tard ? Un vice-Premier ministre et ministre de la Défense (Ministère de la Défense), ça m’intrigue. Aussi, j’attends beaucoup du nouveau ministre de l’Éducation national. Mariatou Koné était très bien dans ce rôle. Koffi N’Guessan, je ne le connais pas, mais j’ai vu qu’il était le président de l’INPHB de Yamoussoukro, ce qui est déjà un bel atout. Mais on attend le meilleur de lui sur le terrain. L’éducation est un pilier qu’il ne faut pas négliger. Le taux de réussite en Côte d’Ivoire est bas. Concernant l’agriculture (Ministère de l’Agriculture), je remarque qu’ils ont déplacé Nabagné Koné, qui était à la Construction, pour le mettre à l’Agriculture. Ça fait trois fois qu’il change de poste. Est-ce qu’à ce poste il sera plus performant ? Espérons qu’ici il pourra s’en sortir »

Franck Mahan (travailleur du bâtiment) : « Nous assistons à des remaniements de cour commune »

« Je ne suis pas content d’eux. Je n’ai jamais aimé ce gouvernement. Nous assistons à des remaniements de cour commune. Ils viennent, ils changent les places, c’est tout. Ils ne sont pas là pour le peuple, ils sont là seulement pour eux-mêmes. »

Elora : « Le pays regorge d’intellectuels, de personnes qualifiées. Pourquoi ne pas faire de renouvellement ? »

« Les mêmes personnes produisent les mêmes résultats. Est-ce qu’on a des résultats ? Pourquoi ne pas se pencher sur du sang neuf ? Le pays regorge d’intellectuels, de personnes qualifiées. Pourquoi ne pas faire de renouvellement ? Après 15 ans, ce n’est pas un foyer, c’est un gouvernement. Dans un foyer, on ne peut pas changer sa femme ou son mari. Ici, nous parlons de nominations, nous parlons de gouvernement, pas de vie conjugale ».

M. Chaba (ex-travailleur du bâtiment) : « Est-ce que Moussa Sanogo va maîtriser son nouveau poste ? »

« Moussa Sanogo est le nouveau ministre de la Construction (Ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie). Est-ce qu’il maîtrise la chose ? On remplace Nabagné Koné et on met un nouveau. Est-ce qu’il connaît le domaine ? Parce que nous, nous sommes au chômage. Nous pensions qu’on allait reconduire le même ministre, parce que Nabagné Koné a créé de l’emploi. Maintenant, espérons. Comme normalement un gouvernement est une continuité, on espère que ça va continuer. »

Lauré Gadji : « On remarque que c’est principalement une continuité »

« Nous attendons de voir, car c’est un nouveau gouvernement, mais on remarque que c’est principalement une continuité. Donc ça sera bon pour le pays. »

Dehé Clavère : « En tant que population, nous allons observer »

« C’est la continuité, car il n’y a pas eu de grand changement. C’est la poursuite des actions qui ont été menées et leur renforcement. Nous, en tant que population, nous allons observer. Espérons que ça va s’accélérer, car les retombées, on ne les sent pas trop. »

Claude Eboulé


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